

Par Lyne Pelchat, directrice générale du Regroupement TDL Québec
Octobre est un mois important pour la communauté du trouble développemental du langage (TDL). Cette année, la Journée internationale de sensibilisation au TDL se vivra sous le thème « Ensemble pour le TDL », alors que la 11e Semaine québécoise du trouble développemental du langage nous invite à aller « Au-delà des préjugés ! Le TDL persiste tout au long d’une vie ».
Deux thèmes qui, pour moi, se rejoignent parfaitement. Parce qu’aller au-delà des préjugés, c’est d’abord comprendre une chose essentielle : le trouble développemental du langage ne disparaît pas avec l’âge. Il ne disparaît pas parce qu’un enfant a reçu des services ou parce qu’une intervention en orthophonie se termine.
Le TDL persiste tout au long d’une vie.
Ses manifestations, ses impacts et les besoins de la personne peuvent toutefois évoluer au fil des années. Les défis vécus à l’enfance ne sont pas nécessairement les mêmes à l’adolescence ou à l’âge adulte. Les exigences changent. Les environnements changent. Les études, le travail, les relations sociales, l’autonomie et les responsabilités de la vie peuvent faire émerger de nouveaux défis.
Je me souviens notamment d’un échange avec un parent qui m’a particulièrement marquée. Il me racontait que son jeune avait bénéficié, au fil de son parcours scolaire, de classes adaptées, d’accommodements et d’un environnement qui avait appris à tenir compte de ses besoins. Ces mesures avaient fait une réelle différence dans son quotidien.
Mais lorsque son jeune a quitté le milieu scolaire pour faire son entrée sur le marché du travail, le parent a rapidement constaté quelque chose : son jeune entrait dans une toute nouvelle jungle.
Une jungle où les accommodements auxquels il avait été habitué n’étaient plus nécessairement présents. Un environnement qui, lui, n’était pas automatiquement adapté à sa réalité.
Et c’est là que nous devons nous questionner…
Préparer une personne à quitter le système scolaire, ce n’est pas seulement lui permettre d’obtenir son diplôme ou de développer des compétences professionnelles. C’est aussi préparer les milieux qui l’accueilleront ensuite. Le passage vers le marché du travail ne devrait pas être le moment où les adaptations disparaissent et où la personne doit soudainement apprendre à fonctionner seule dans un environnement qui ne tient plus compte de ses besoins.
La fin d’un suivi ne signifie donc pas que la personne n’a plus besoin de compréhension, de stratégies, d’adaptations ou d’accommodements.
C’est justement là que nous devons aller au-delà des préjugés !
LE TDL, C’EST PLUS GRAND QUE LE LANGAGE
Lorsqu’on parle de TDL, le langage est évidemment au cœur de la réalité. Mais il ne représente pas toute la personne. Et c’est précisément là que l’importance d’une évaluation et d’un suivi interdisciplinaires prend tout son sens.
Une mère avec qui j’ai le privilège d’échanger régulièrement depuis plusieurs années me parle souvent du parcours de son adolescent. Au fil des années, elle s’est fait dire à plusieurs reprises qu’il serait peut-être pertinent de le faire réévaluer. Certains se questionnaient même à savoir si ce qu’il vivait, ressemblait davantage à un trouble du spectre de l’autisme qu’à un trouble développemental du langage.
Chaque fois que le doute s’installait, elle retournait voir le neuropsychologue qui avait participé à son évaluation. Sa réponse était toujours la même : son fils avait fait l’objet d’une évaluation approfondie, réalisée sur une période de quinze jours par une équipe interdisciplinaire. Plusieurs professionnels avaient pu l’observer, analyser son fonctionnement sous différents angles et mettre leurs expertises en commun avant d’en arriver au diagnostic.
Oui, il présentait un trouble développemental du langage, mais aussi d’autres particularités et des troubles concomitants qui faisaient partie de son profil.
Son parcours m’a particulièrement interpellée parce qu’il illustre quelque chose d’essentiel : un diagnostic ne devrait jamais être réduit à une seule dimension de la personne.
J’aime utiliser cette image : la fonction cognitive du langage est le gros clignotant rouge dans un océan rose. Le rouge attire notre attention sur le TDL et nous indique qu’il y a quelque chose à comprendre, quelque chose à regarder de plus près. Mais autour de ce diagnostic, il peut aussi y avoir d’autres difficultés, d’autres fonctions touchées, d’autres besoins et d’autres réalités qui ont des impacts importants sur la vie de la personne.
Le rose représente tout ce qui se trouve au-delà du diagnostic de TDL.
Et c’est pourquoi l’océan rose doit devenir bleu. Nous devons être capables de regarder l’ensemble de la réalité de la personne, et pas uniquement le premier signal que nous avons identifié.
Dans cette perspective, l’interdisciplinarité n’est pas un luxe. Elle est essentielle. Chaque profession apporte une expertise complémentaire : l’orthophonie permet une compréhension fine du langage et de la communication; la neuropsychologie contribue à mieux comprendre le fonctionnement cognitif, les fonctions exécutives, l’attention et la mémoire; l’ergothérapie permet d’observer les impacts dans le fonctionnement quotidien. Selon les besoins, l’expertise en orthopédagogie, en psychologie, en travail social, en psychoéducation, en médecine, en éducation spécialisée et dans d’autres domaines peut également apporter un éclairage pertinent.
Ce ne sont pas des regards qui se font concurrence. Ce sont des regards qui se complètent.
Mais cette approche ne devrait pas s’arrêter au moment où le diagnostic est posé. Elle devrait pouvoir se poursuivre dans les milieux où la personne vit, apprend et évolue.
Et c’est ici que je vois un enjeu majeur au Québec : le pont entre le système de santé et le système scolaire.
Cet adolescent avait soif d’apprendre. Il voulait apprendre. Pourtant, son parcours scolaire a été marqué par des décisions qui ne semblaient pas toujours tenir compte de son profil réel et de ses capacités. Comme les milieux scolaires sont encore trop peu outillés pour comprendre les impacts d’un TDL sur les apprentissages, les ajustements et les accommodements nécessaires, il s’est retrouvé dans ce que j’appelle, avec un peu d’ironie mais surtout beaucoup de tristesse, une classe « touski ».
Une classe où l’on regroupe des jeunes présentant des réalités très différentes : déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme, troubles du comportement et difficultés langagières, comme si le fait d’avoir un défi de langage pouvait devenir le dénominateur commun suffisant pour déterminer le parcours scolaire.
Mais un TDL n’est pas une déficience intellectuelle !
Une difficulté à comprendre et/ou à exprimer le langage ne signifie pas que la personne rencontre une difficulté à comprendre le monde, à réfléchir, à apprendre ou à développer son potentiel. Le langage et l’intelligence ne sont pas une seule et même chose.
Si nous reconnaissons l’importance d’une équipe interdisciplinaire pour comprendre une personne dans le système de santé, pourquoi cette expertise devrait-elle disparaître lorsqu’elle franchit la porte de l’école ?
Le pont doit exister.
L’équipe qui contribue à comprendre le jeune doit pouvoir travailler avec les personnes qui l’accompagnent au quotidien dans le milieu scolaire. Les enseignants et les directions ont besoin d’être outillés pour comprendre les manifestations du TDL, leurs impacts sur les apprentissages et les façons d’apprendre à faire autrement.
Et nous savons que c’est possible.
Dans mes échanges avec le Pôle territorial le Près Serré, en Belgique, je découvre une structure qui permet à des équipes interdisciplinaires, présentes dans différentes régions scolaires, d’accompagner les milieux éducatifs, d’outiller les enseignants et de soutenir les élèves selon leurs besoins.
Cette approche démontre qu’il est possible de créer des ponts entre les expertises, les milieux scolaires et les besoins des jeunes.
Alors je me pose une question toute simple : si c’est possible ailleurs, pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ici ?
Le Québec a l’expertise. Nous avons des professionnels compétents, des enseignants qui veulent bien faire et des familles qui connaissent leur réalité. Ce qui nous manque trop souvent, c’est le pont qui permet à ces expertises de se rencontrer et de travailler dans la même direction.
Parce que le TDL est un trouble neurodéveloppemental invisible qui touche une fonction cognitive essentielle : le langage. Ses répercussions peuvent être bien plus larges que les mots eux-mêmes et toucher les apprentissages, les fonctions exécutives, les relations sociales, l’autonomie et le fonctionnement quotidien, selon le profil de chaque personne.
Un diagnostic peut nous donner une direction. Une équipe peut nous permettre de mieux comprendre. Mais il faut ensuite que cette compréhension se rende jusqu’à l’école, jusqu’au travail, jusqu’à la vie.
ENSEMBLE, MAIS ENSEMBLE COMMENT ?
Pour moi, « Ensemble pour le TDL », c’est unir nos forces. Le parent connaît sa réalité, la personne présentant un TDL connaît la sienne, l’enseignant connaît son milieu, le professionnel apporte son expertise, l’intervenant connaît le terrain, l’employeur connaît les réalités de son milieu de travail et les organismes portent les enjeux et les besoins.
Chacun de nous est un chaînon. Nous n’avons pas besoin de tous savoir la même chose. Nous avons besoin de mettre en commun ce que chacun sait et sait faire.
Et à vous, parents, familles et personnes présentant un TDL, je veux le dire clairement : votre voix compte. Lorsque nous vous demandons de témoigner, de participer à une recherche, de répondre à une consultation ou simplement de nous faire connaître votre réalité, c’est pour faire avancer les dossiers, faire valoir les besoins et nous assurer que nos actions correspondent à la réalité vécue.
Aidez-nous à vous aider. Votre chaînon compte !
LE TDL NE DOIT PAS ÊTRE VISIBLE SEULEMENT EN OCTOBRE
Depuis 40 ans, le Regroupement TDL Québec travaille à rendre visible l’invisible, à sensibiliser, à défendre les droits et à faire avancer la compréhension du TDL au Québec. Mais le TDL ne prend pas une pause après la Semaine québécoise du TDL. Il doit être visible 365 jours par année, 12 mois sur 12.
L’enfant devient adolescent, puis adulte. Le milieu scolaire laisse place aux études, au travail, à l’autonomie et aux exigences de la vie adulte. Le besoin de comprendre et d’adapter ne disparaît pas avec le calendrier.
C’est pourquoi « Ensemble pour le TDL » ne peut pas être seulement un thème d’octobre. C’est une façon de travailler, de réfléchir et d’agir, bien au-delà de cette période de sensibilisation.
ÇA PREND TOUTE UNE COMMUNAUTÉ
On dit souvent qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Moi, je dis depuis longtemps : ça prend toute une communauté pour accompagner une personne présentant un TDL.
Alors, la question est simple : Quel est votre chaînon dans cette chaîne ?
Parce que comprendre le TDL, c’est le début. Agir, c’est ce qui fait la différence. Un accommodement, une adaptation, une façon différente de communiquer, prendre le temps de comprendre, apprendre à faire autrement : c’est comme ça que les choses changent.
Derrière chaque diagnostic, il y a une personne. Derrière chaque personne, il y a une histoire. Et parfois, il suffit d’écouter cette histoire pour mieux comprendre ce que signifie réellement vivre avec un TDL.
Je vous invite à écouter cette maman nous raconter, avec ses mots, le parcours de son fils, les défis qu’ils ont traversés et tout ce qu’il a fallu mettre en place pour l’aider à avancer.
Prenez quelques minutes pour l’écouter. Vous comprendrez peut-être le TDL autrement.
Ensemble pour le TDL. Pas seulement en octobre. Toute l’année !

Quand un tout-petit présente des difficultés de langage, les parents se posent rapidement des questions. Est-ce une phase ? Devrait-on consulter ? Est-ce qu’un diagnostic sera nécessaire ? Et surtout : que peut-on faire maintenant ?
Au Québec, le programme Agir tôt vise à intervenir le plus tôt possible auprès des enfants présentant des indices de difficultés développementales. Mais l’accès aux services et aux évaluations n’est pas le même partout. « Agir tôt » ne signifie donc pas toujours pouvoir agir aussi tôt que nous le souhaiterions.
Pendant ce temps, l’enfant continue de grandir, de jouer, d’apprendre et de communiquer.
Alors, pourquoi attendre pour mieux l’accompagner ?
EN ATTENDANT, IL Y A DÉJÀ BEAUCOUP À FAIRE
Attendre une évaluation ou un diagnostic ne devrait jamais vouloir dire mettre le développement de l’enfant sur pause.
Les tout-petits passent une grande partie de leur journée dans leur milieu de garde. Les éducatrices et les intervenantes en petite enfance sont donc des personnes clés : elles observent l’enfant dans différents contextes, voient comment il comprend, communique, participe et entre en relation avec les autres. Les parents sont tout aussi importants, puisqu’ils connaissent leur enfant et peuvent être les premiers à remarquer certaines difficultés.
Nous avons donc déjà, autour de l’enfant, des adultes qui peuvent faire une différence. Mais pour agir adéquatement, encore faut-il être outillé.
Outiller une éducatrice ou un parent ne signifie pas poser un diagnostic ou devenir orthophoniste. Il s’agit plutôt de donner des moyens concrets pour observer, comprendre, stimuler et adapter les façons d’interagir avec l’enfant.
Dans cette ligne de pensée, il faut aussi savoir reconnaître les signes et savoir quoi faire lorsqu’un TDL est soupçonné. Nous vous invitons à découvrir la fiche de dépistage conçue par Lorianne Lacerte, orthophoniste, un outil concret qui peut aider les éducatrices à mieux repérer les manifestations du TDL et à orienter les démarches. Elle peut aider à structurer les observations, à les documenter et à les partager avec les parents.
Du côté du Regroupement TDL Québec, notre guide « Quand consulter en orthophonie 1 à 5 ans » peut également soutenir les parents, les éducatrices et les intervenantes qui se questionnent sur le développement langagier d’un enfant. Il peut notamment être remis aux parents pour les aider à déterminer s’il serait pertinent de consulter.
Observer, documenter, partager et orienter : voilà déjà une façon d’agir.
OUTILLER LES MILIEUX, C’EST AUSSI AGIR TÔT
Au Regroupement TDL Québec, nous croyons que l’outillage doit se rendre directement dans les milieux où les enfants grandissent et évoluent.
C’est pourquoi nous collaborons étroitement avec la FIPEQ afin de contribuer à outiller ses membres lorsqu’il est question d’accompagner des tout-petits présentant des difficultés langagières en service de garde ou en centre de la petite enfance.
Les éducatrices et les intervenantes sont au quotidien auprès des enfants. Elles sont donc des partenaires incontournables pour observer, soutenir et partager leurs observations avec les parents et les autres professionnels qui gravitent autour de l’enfant.
Parce qu’agir tôt, c’est aussi donner aux adultes les moyens d’agir tôt.
LE JEU : UNE PORTE D’ENTRÉE VERS LA COMMUNICATION
Chez les tout-petits, le jeu est un moyen naturel de découvrir, d’expérimenter, d’interagir et d’apprendre. Il peut aussi devenir une formidable porte d’entrée vers la communication.
Pour un enfant qui éprouve des difficultés langagières, communiquer ne se résume pas à produire davantage de mots. Il faut aussi pouvoir entrer en relation, comprendre, faire un choix, demander, montrer, imiter, exprimer une émotion et participer.
Le jeu permet de travailler tout cela sans transformer chaque moment en exercice.
C’est justement ce qui nous interpelle dans l’approche de notre nouveau partenaire, La Brigade éducative. Leur intervention par le jeu met l’accent sur les forces et les ressources de l’enfant et vise notamment à favoriser le plaisir, l’engagement, les émotions positives, la résilience et les liens sociaux.
Un enfant n’est pas une liste de difficultés à corriger.
Il a des forces, des intérêts et une personnalité. Lorsque nous partons de ce qui l’intéresse et de ce qu’il réussit déjà, nous créons un contexte favorable pour l’amener à aller plus loin.
OUTILLER SANS ATTENDRE LE DIAGNOSTIC
Stimuler le langage en petite enfance ne remplace pas une évaluation professionnelle et ne signifie pas qu’un diagnostic de TDL est déjà établi.
Mais entre « nous ne savons pas encore » et « nous ne pouvons rien faire », il existe tout un espace où nous pouvons agir.
Nous pouvons commenter ce que l’enfant fait, lui laisser le temps de répondre, utiliser des gestes ou des images pour soutenir la compréhension, reformuler sans corriger constamment, répéter et enrichir ses initiatives.
Surtout, nous pouvons créer des situations où l’enfant a envie de communiquer.
L’objectif n’est pas de transformer la garderie en clinique, mais de faire de chaque moment une occasion de communiquer.
DES ADULTES MIEUX OUTILLÉS, DES ENFANTS MIEUX COMPRIS
Lorsqu’un.e éducateur.rice est mieux outillé.e, il.elle peut aussi poser un regard différent sur certains comportements.
Derrière un comportement qui nous questionne, il peut y avoir une difficulté à comprendre, à traiter ou à exprimer l’information :
- Ne comprend pas une consigne → peut sembler ne pas écouter.
- Cherche ses mots ou peine à s’exprimer → peut sembler manquer de confiance.
- N’arrive pas à expliquer ce qu’il ressent → peut réagir fortement.
- Éprouve de la difficulté à prendre sa place dans un jeu de groupe → peut sembler préférer jouer seul.
Changer notre regard peut changer notre intervention.
C’est aussi pourquoi la collaboration entre les parents et les milieux de la petite enfance est essentielle. Lorsque les observations et les stratégies sont partagées, l’enfant bénéficie d’un environnement qui le comprend mieux.
NOTRE NOUVEAU PARTENAIRE : LA BRIGADE ÉDUCATIVE
C’est dans cette volonté d’outiller les adultes qui entourent les tout-petits que nous sommes heureux de compter La Brigade éducative parmi nos nouveaux partenaires.
Leur approche propose d’utiliser le jeu pour accompagner les enfants dans les petits défis du quotidien, en misant sur leurs forces, le plaisir et l’engagement.
Le 21 octobre, dans le cadre de la Semaine québécoise du TDL, nous aurons le plaisir de vous présenter leur conférence :
Une belle occasion de repartir avec des pistes concrètes pour mieux accompagner les tout-petits.
Parce qu’un diagnostic peut prendre du temps.
Le développement de l’enfant, lui, n’attend pas.
Alors, en attendant d’avoir toutes les réponses, donnons-nous les moyens d’agir : observer, comprendre, stimuler, jouer, communiquer et surtout, apprendre à faire autrement.
C’est aussi ça, agir tôt.

Une voix peut faire connaître une réalité. Une voix peut faire comprendre un besoin. Une voix peut faire changer les choses.
Et lorsqu’elles se font entendre ensemble, ces voix peuvent réellement faire avancer le TDL !
Ça prend toute une communauté pour accompagner une personne présentant un trouble développemental du langage.
Les personnes vivant avec un TDL, les parents et les proches, les professionnels, les chercheurs, les organismes et les décideurs : chacun apporte une perspective différente et une partie de la réalité.
Pour mieux comprendre le TDL, faire reconnaître ses impacts et répondre aux besoins des personnes qui le vivent, nous avons besoin de données, de recherches, d’expériences vécues et surtout, de voix.
Parce que le TDL ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes de la vie. Les besoins d’un enfant ne sont pas ceux d’un adolescent, et ceux d’un adolescent ne sont pas ceux d’un adulte. Les réalités des familles et des proches évoluent elles aussi.
Faire avancer le TDL, ce n’est pas la responsabilité d’un seul acteur. C’est une responsabilité collective.
Et chacun peut contribuer, à sa façon.
Votre voix peut faire avancer le TDL !
LA RECHERCHE : DES DONNÉES POUR FAIRE AVANCER LES CHOSES
La recherche est essentielle pour mieux comprendre le TDL, ses manifestations, ses impacts et les moyens les plus efficaces pour accompagner les personnes qui vivent avec cette réalité.
Elle permet aussi de documenter une réalité qui évolue tout au long de la vie. Les défis rencontrés à l’école, dans les études, au travail, dans les relations sociales ou dans la vie quotidienne ne sont pas les mêmes à chaque étape.
Mais il faut aussi se le dire clairement : les données et les statistiques sont essentielles pour faire avancer les dossiers.
Les décideurs doivent pouvoir s’appuyer sur des données pour comprendre l’ampleur d’une réalité, mesurer les besoins et prendre des décisions. Lorsqu’il est question de développer des services, d’adapter des programmes ou de mieux répondre aux besoins d’une population, les données probantes ont un poids important.
La recherche nous permet donc de mieux comprendre le TDL, mais elle nous donne aussi des arguments pour démontrer ce qui doit changer.
La recherche est au rendez-vous. Les chercheurs s’intéressent de plus en plus au TDL et les collaborations se développent au Québec, au Canada et avec différents pays.
Au Québec, plusieurs projets de recherche auxquels nous collaborons sont actuellement en cours, et certains ont besoin de participants. Ces projets sont autant d’occasions de contribuer concrètement à l’avancement des connaissances sur le TDL et sur les réalités vécues par les personnes concernées et leurs proches.
Cette participation peut prendre plusieurs formes :
- Vous présentez un TDL ? Votre expérience directe, votre quotidien, vos défis et vos stratégies sont essentiels pour mieux comprendre cette réalité.
- Vous êtes parent ? Votre vécu et vos observations apportent un regard essentiel sur les impacts du TDL dans la vie familiale, scolaire et sociale.
- Vous êtes un proche ou un membre de la famille ? Votre perspective permet aussi de mieux comprendre des réalités qui ne sont pas toujours visibles de l’extérieur.
Il n’est jamais trop tard pour faire sa part. Répondre à un sondage, participer à une entrevue ou prendre part à une étude peut sembler être une petite contribution. Pourtant, chaque participation permet de mieux documenter une réalité qui demeure encore trop peu connue.
FAIRE ENTENDRE LA RÉALITÉ DU TDL AUPRÈS DES DÉCIDEURS
Les données permettent de démontrer l’ampleur des enjeux. Les expériences vécues permettent de les comprendre concrètement.
Lorsque nous portons le TDL auprès des décideurs, nous devons pouvoir répondre à des questions très concrètes :
- Que vit une famille lorsqu’elle attend des services pendant des mois, voire des années ?
- Quels impacts cette attente peut-elle avoir sur l’enfant, mais aussi sur ses parents ?
- Que se passe-t-il lorsqu’un jeune arrive à l’école avec un diagnostic, mais que les adaptations nécessaires ne sont pas mises en place ?
- Quels obstacles rencontre un adolescent lorsqu’il doit faire des choix scolaires alors que son profil et ses besoins sont mal compris ?
- Que vit un adulte qui doit composer avec les exigences du travail sans que son TDL soit reconnu ou compris ?
- Quelles adaptations peuvent réellement faire une différence dans son quotidien ?
Les données donnent du poids aux enjeux. Les expériences vécues leur donnent un visage.
DES VOIX DE PARTOUT AU QUÉBEC
Au cours de la saison estivale, nous avons fait appel à la population afin de constituer une liste de personnes qui accepteraient d’être contactées lorsqu’une occasion de témoigner se présente.
Cette démarche demeure ouverte.
Nous sommes toujours à la recherche de personnes présentant un TDL, de parents ou de proches provenant des quatre coins du Québec qui accepteraient, selon leur disponibilité, de partager leur expérience.
Ces témoignages peuvent être sollicités dans différents contextes :
- une entrevue pour un média imprimé;
- une entrevue à la radio ou à la télévision;
- un article ou un reportage Web;
- une consultation ou une démarche de sensibilisation.
Pourquoi est-ce important ?
Parce que lorsque nous parlons de la réalité du TDL au Québec, nous devons être en mesure de démontrer qu’elle ne se limite pas à une seule région.
La réalité d’une famille en Montérégie peut être différente de celle d’une famille en Abitibi, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, en Gaspésie, dans la Capitale-Nationale ou ailleurs au Québec.
Pour porter les enjeux à l’échelle provinciale, nous avons besoin d’un portrait qui reflète cette diversité.
Nous voulons entendre des voix de partout au Québec.
Si vous souhaitez faire partie de cette liste de personnes susceptibles d’être contactées, nous vous invitons à nous transmettre vos coordonnées @ info@regroupementtdl.ca
Vous demeurerez toujours libre d’accepter ou non une demande. Nous communiquerons avec vous lorsqu’une occasion correspondant à votre profil se présentera.
CHACUN PEUT CONTRIBUER À SA FAÇON
Faire avancer le TDL ne signifie pas nécessairement s’engager pour plusieurs années. Les organismes qui œuvrent pour le TDL sur le terrain et le Regroupement ont besoin de personnes qui acceptent de contribuer, selon leurs possibilités.
Cela peut vouloir dire :
- participer à une recherche;
- siéger à un conseil d’administration;
- participer à un comité ou à une consultation;
- partager une expertise professionnelle;
- prendre part à une activité ou à une campagne;
- témoigner de son expérience;
- répondre à une demande ponctuelle.
Parfois, une contribution de quelques minutes permet de recueillir une information importante. Parfois, une expertise fait avancer un dossier. Parfois, un témoignage permet de rendre visible une réalité qui serait autrement invisible.
Il n’est pas nécessaire de tout faire. Il suffit parfois de faire sa part, au bon moment.
Le TDL concerne des enfants, des adolescents, des adultes et des familles partout au Québec. Pour faire avancer les choses, cette diversité doit être entendue, documentée et représentée.
Quel rôle pouvez-vous jouer, à votre façon, pour faire avancer le TDL ?
Votre voix peut contribuer à documenter une réalité, à faire comprendre un besoin, à soutenir une demande ou à faire évoluer une décision.
Votre voix peut faire avancer le TDL !

Pour une personne présentant un trouble développemental du langage (TDL), le passage vers le monde du travail peut commencer bien avant la recherche d’un premier emploi. Il se prépare à l’adolescence, se poursuit lors de la transition entre l’école et la vie active et évolue tout au long de la vie adulte.
La TÉVA, les stages, les outils d’autonomie et les programmes de préparation à l’emploi peuvent aider les jeunes à développer leurs stratégies et à mieux comprendre leurs forces. Mais une fois au travail, les besoins ne disparaissent pas. Ils peuvent simplement prendre d’autres formes.
Pour les adultes présentant un TDL, les défis peuvent toucher la compréhension des consignes, le traitement de l’information, l’organisation, les communications, les changements de priorités ou encore la façon de démontrer leurs compétences. Et plusieurs adultes n’ont jamais reçu de diagnostic.
Le TDL ne définit pas les compétences d’une personne. Il peut toutefois influencer la façon dont elle accède à l’information, la traite et réalise certaines tâches.
Du premier projet professionnel au maintien en emploi, comment mieux préparer, accompagner et soutenir les personnes présentant un TDL dans le monde du travail ?
PRÉPARER LA TRANSITION VERS LE MONDE DU TRAVAIL
Pour les adolescents, la préparation à la vie active commence bien avant la fin des études. La TÉVA, la Transition école-vie active, joue un rôle important dans cette démarche. Elle devrait être offerte dans toutes les écoles et surtout, être adaptée aux réalités des adolescents présentant un TDL.
Préparer un jeune à l’emploi, ce n’est pas seulement parler de métier ou chercher un stage. C’est aussi l’aider à mieux comprendre ses forces et ses besoins, à développer des stratégies et à se préparer à des situations qui peuvent lui demander davantage d’efforts : comprendre des consignes verbales, traiter plusieurs informations à la fois, organiser ses tâches, s’adapter aux changements, demander une clarification ou expliquer ce qui peut l’aider à réussir.
Le programme ESCALADE s’inscrit justement dans cette logique. Destiné aux adolescents présentant un TDL, il propose des activités en classe qui travaillent notamment la connaissance de soi, les habiletés de communication, la socialisation ainsi que la planification et l’organisation. Ce sont des compétences qui ne servent pas uniquement à l’école. Elles sont également importantes pour la transition vers la vie adulte et le monde du travail.
L’autonomie ne signifie pas tout faire seul. Elle signifie aussi savoir reconnaître ses besoins, utiliser les bons outils, s’appuyer sur ses forces et demander du soutien lorsque nécessaire.
Des outils comme le programme Je quitte le nid, actuellement soutenu par certains organismes et intervenants qui accompagnent les personnes présentant un TDL, peuvent également contribuer au développement de cette autonomie. Ils permettent d’aborder concrètement différentes dimensions de la vie adulte.
Mais ces outils et ces possibilités ne devraient pas dépendre de la région où habite le jeune ou des ressources disponibles autour de lui.
APPRENDRE EN FAISANT
Passer de la théorie à la réalité est tout aussi important. Les stages et les expériences en milieu de travail permettent au jeune de découvrir concrètement les exigences d’un emploi, d’expérimenter ses forces, de développer des stratégies et de mieux comprendre ce qui lui convient.
Des programmes comme J’y Vais peuvent également contribuer à cette transition en donnant aux jeunes l’occasion de se familiariser avec le monde du travail.
Ces possibilités doivent être accessibles partout au Québec. Un jeune présentant un TDL ne devrait pas avoir moins de possibilités de se préparer à l’emploi simplement parce qu’il fréquente une école ou vit dans une région où les ressources sont moins nombreuses.
ET POUR LES ADULTES QUI SONT DÉJÀ AU TRAVAIL ?
La transition vers l’emploi n’est qu’une étape. Pour plusieurs adultes présentant un TDL, le défi est maintenant de se maintenir en emploi, de progresser dans leur milieu de travail et de faire reconnaître leurs compétences.
Mais tous les adultes qui vivent avec les impacts d’un TDL n’ont pas nécessairement reçu un diagnostic au cours de leur parcours.
Certains ont été identifiés à une autre époque, alors que les termes « dysphasie » ou « trouble primaire du langage » étaient utilisés. D’autres n’ont jamais reçu de diagnostic et ont appris, au fil des années, à composer avec leurs difficultés en développant leurs propres stratégies. Certains ont même adapté leur parcours scolaire ou professionnel sans jamais comprendre pourquoi certaines situations leur demandaient autant d’efforts.
Aujourd’hui encore, un adulte peut donc vivre avec les impacts d’un TDL sans que celui-ci ait été clairement identifié. Et l’absence de diagnostic ne signifie pas l’absence de besoins.
Une fois au travail, les exigences ne disparaissent pas. Elles changent.
Comprendre des consignes verbales, traiter plusieurs informations simultanément, participer à des réunions, lire des documents complexes, gérer des courriels, établir des priorités, planifier une journée ou s’adapter rapidement à un changement peuvent représenter des défis importants.
Et comme le TDL est invisible, certaines difficultés peuvent être mal interprétées. Une personne peut être perçue comme inattentive, désorganisée, peu autonome ou moins compétente, alors que le problème se situe plutôt dans la façon dont l’information lui est transmise ou dans le temps dont elle a besoin pour la traiter.
Le TDL ne définit pas les compétences d’une personne. Mais il peut influencer la façon dont elle accède à l’information, la traite et démontre ce qu’elle sait faire.
Des ajustements simples peuvent faire une réelle différence : transmettre les consignes par écrit, structurer l’information, vérifier la compréhension, utiliser des outils d’organisation, réduire les distractions ou accorder un peu plus de temps pour traiter certaines informations.
ET SI LA PERSONNE NE SAIT MÊME PAS QU’ELLE A UN TDL ?
C’est une réalité que nous devons aussi considérer.
Lorsqu’un adulte n’a jamais reçu de diagnostic, il a souvent passé des années à compenser, à développer des stratégies et à trouver ses propres façons de faire. L’absence de diagnostic ne signifie pas l’absence de besoins.
Les ressources en emploi doivent donc être en mesure de reconnaître les impacts possibles du TDL, même lorsque celui-ci n’a pas été identifié pendant l’enfance ou l’adolescence.
DES RESSOURCES POUR LA PERSONNE ET POUR L’EMPLOYEUR
Des ressources spécialisées existent pour soutenir la recherche d’emploi, l’intégration et le maintien en emploi, tant auprès des personnes que des employeurs. Le ROSEPH, le Regroupement des organismes spécialisés pour l’emploi des personnes handicapées, est notamment un acteur important dans cet accompagnement. Ses organismes offrent des services qui peuvent soutenir les personnes dans leur parcours vers l’emploi, mais aussi les employeurs dans leurs démarches d’intégration et de maintien en emploi.
Il ne suffit pas de dire à une personne de trouver un emploi. Il faut pouvoir l’aider à identifier ses forces, cibler un environnement qui lui convient, se préparer à une entrevue, comprendre les exigences du poste et développer des stratégies pour y réussir.
De la même façon, il ne suffit pas de demander à un employeur d’être inclusif. Il faut lui donner accès aux connaissances, aux outils et aux ressources qui lui permettront de bien accompagner la personne.
C’est justement pourquoi les liens entre les ressources spécialisées en emploi, les organismes qui accompagnent les personnes présentant un TDL et les employeurs sont si importants. Il faut que chacun dispose des bons outils pour que la personne puisse non seulement accéder à l’emploi, mais aussi y demeurer et y démontrer pleinement ses compétences.
TRAVAILLER AUTREMENT, MAIS AVEC LES MÊMES OBJECTIFS
C’est ici que le témoignage de Maxime Proulx prend tout son sens.
Une personne présentant un TDL peut travailler, être compétente, prendre des responsabilités et contribuer pleinement à son milieu de travail.
Elle peut simplement procéder autrement…
C’est une distinction importante. Parce qu’en milieu de travail, sommes-nous réellement attachés à ce que le travail soit réalisé selon une façon traditionnelle de faire ou à ce que le résultat attendu soit atteint ?
Si une personne trouve une autre façon de s’organiser, de traiter l’information, de planifier son travail ou de réaliser une tâche, est-ce nécessairement un problème si le travail est bien fait ?
Le résultat compte. La façon d’y arriver peut être différente.
C’est aussi cela, l’inclusion : ne pas confondre « faire autrement » avec « être moins capable ».
Les personnes présentant un TDL ne demandent pas que les exigences disparaissent. Elles ont besoin que l’on comprenne que certaines stratégies, certains outils ou certaines façons de faire peuvent leur permettre de démontrer pleinement leurs compétences.
DES INTERVENANTS QUI DOIVENT ÊTRE MIEUX OUTILLÉS
Au Regroupement TDL Québec, nous constatons que les intervenants qui accompagnent des jeunes et des adultes vers l’emploi ne sont pas toujours formés sur le TDL et ses impacts.
Pourtant, nous parlons d’une réalité qui touche plus d’une personne sur 14 !
Cela signifie qu’ils sont nombreux, ces jeunes qui se préparent à entrer sur le marché du travail et ces adultes qui y sont déjà.
Comment offrir un accompagnement adapté si l’on ne connaît pas suffisamment la réalité de la personne que l’on accompagne ?
Les ressources doivent donc être plus complètes et les intervenants mieux outillés pour comprendre le TDL, reconnaître ses impacts et connaître les stratégies qui peuvent faciliter l’intégration et le maintien en emploi.
FAIRE LE PONT, POUR DE VRAI !
Le passage de l’école au monde du travail ne peut pas être une série de ruptures.
Il faut un véritable continuum entre le ministère de l’Éducation, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, les établissements scolaires, les ressources spécialisées en emploi et les entreprises.
La TÉVA doit préparer les jeunes à la réalité de la vie active. ESCALADE peut contribuer au développement de compétences essentielles. Les stages et des programmes comme J’y Vais doivent permettre d’expérimenter concrètement le monde du travail. Des outils comme Je quitte le nid peuvent soutenir le développement de l’autonomie. Puis, à l’âge adulte, les ressources spécialisées doivent pouvoir accompagner la personne et soutenir les employeurs.
Mais ce continuum ne sera efficace que si les ressources sont suffisamment développées et si les intervenants qui accompagnent les personnes connaissent réellement le TDL et ses impacts.
Une personne présentant un TDL peut travailler, réussir et contribuer pleinement. Elle peut simplement avoir besoin de faire les choses autrement !
Et si le véritable changement commençait par cette question : qu’attendons-nous réellement d’une personne au travail, sa façon de faire ou le résultat qu’elle peut atteindre ?

S’organiser. Se concentrer. Se rappeler une consigne. Gérer une émotion. S’adapter à un changement. Commencer une tâche… et surtout, la terminer !
Ces habiletés font partie de notre quotidien. Pour certaines personnes présentant un trouble développemental du langage (TDL), elles peuvent représenter un défi supplémentaire.
Alors, comment les soutenir concrètement ?
Nous vous proposons de découvrir une série de trois ouvrages consacrés aux fonctions exécutives, conçus pour accompagner les jeunes selon leur âge : 3–6 ans, 6–12 ans et 12–18 ans.
Chaque ouvrage propose des stratégies concrètes, des activités pratiques et du matériel prêt à utiliser pour travailler différentes fonctions exécutives, notamment l’autorégulation, la mémoire de travail, la flexibilité cognitive, l’inhibition, la planification et l’organisation.
L’objectif ? Passer de la théorie à l’action et avoir sous la main des outils qui peuvent facilement s’intégrer dans le quotidien.
Parent, enseignant, intervenant ou professionnel, vous y trouverez des pistes pour aider les jeunes à mieux comprendre leurs défis, développer leurs stratégies et gagner progressivement en autonomie.
Et pourquoi choisir un seul ouvrage ? Un livre adapté à l’âge du jeune… ou les trois pour suivre l’évolution des fonctions exécutives à travers les différentes étapes du développement !
👉 Découvrez la série et trouvez les outils qui correspondent à vos besoins.

Octobre sera riche en occasions de faire rayonner le trouble développemental du langage (TDL) !
Tout commence le 16 octobre, avec la Journée internationale de sensibilisation au TDL, sous le thème « Ensemble pour le TDL ». Plus de 40 pays se mobiliseront pour rendre le TDL visible à travers différentes initiatives, notamment des illuminations, des affichages et des activités de sensibilisation.
Du 19 au 25 octobre, place à la 11e Semaine québécoise du TDL, sous le thème « Au-delà des préjugés ! Le TDL persiste tout au long d’une vie ».
Plusieurs activités, formations et ateliers seront proposés durant la semaine. Pour découvrir toute la programmation, consultez notre calendrier des événements et nos médias sociaux. Vous y trouverez des occasions de vous informer et de vous outiller, que vous soyez parent, professionnel ou intervenant.
Et nous poursuivrons sur cette lancée en novembre !
Le 6 novembre, notre partenaire Lorianne Lacerte, orthophoniste, présentera la conférence « Quand les diagnostics masquent le trouble développemental du langage » dans le cadre du 37e colloque de l’ADOQ, afin de contribuer à mieux outiller les professionnels du Québec.
Nous soulignerons également la Semaine québécoise de sensibilisation à l’emploi des personnes handicapées.
Le TDL mérite d’être visible, compris et mieux accompagné toute l’année. À nous de poursuivre le mouvement !
|
|
Visitez le site www.regroupementtdl.ca pour découvrir des informations et outils pratiques, ainsi que les ressources disponibles dans chaque région.
Au plaisir de vous partager des nouveautés le mois prochain ! Lyne Pelchat 1 800 495-4118 #100 | direction@regroupementtdl.ca |














































