

Par Lyne Pelchat, directrice générale du Regroupement TDL Québec
Le trouble développemental du langage (TDL) va-t-il au-delà des difficultés de langage ? C’est une question qui mérite toute notre attention.
Chez certaines personnes vivant avec un TDL, les défis ne se limitent pas à comprendre ou à s’exprimer. Des difficultés touchant la mémoire de travail, l’organisation, la planification ou la régulation émotionnelle peuvent également compliquer le quotidien. Pourtant, ces réalités ne sont pas toujours reconnues ni expliquées aux familles.
Depuis mon arrivée au Regroupement TDL Québec, les échanges avec des parents d’enfants, d’adolescents et d’adultes vivant avec un TDL nourrissent une préoccupation grandissante : comprenons-nous suffisamment ce qui se trouve au-delà du langage ?
Le langage demeure au cœur du TDL. Il est essentiel de le rappeler. Mais je le vois aussi comme un clignotant rouge : il attire notre attention et nous indique qu’il faut chercher à comprendre ce qui se passe.
L’image de l’iceberg illustre bien cette réflexion. Ce que nous voyons au-dessus de la surface ne représente qu’une partie de la réalité. D’autres difficultés peuvent demeurer invisibles, parfois pendant des années.
Si nous nous arrêtons à ce que nous voyons, comment pouvons-nous espérer comprendre toute la réalité de la personne ?
Quand les difficultés invisibles deviennent bien réelles
Au fil de mes blogues et de mes éditoriaux précédents, j’ai partagé à différentes occasions mes réflexions sur le TDL, la prise en charge et la nécessité d’élargir notre regard au-delà du langage. Aujourd’hui, ces réflexions prennent une dimension encore plus concrète à travers les témoignages que je reçois.
Des parents cherchent à comprendre pourquoi leur adolescent éprouve des difficultés qui semblent dépasser le langage. Des adultes communiquent avec nous après avoir perdu leur emploi ou vécu des difficultés professionnelles importantes. Certains viennent tout juste de recevoir un diagnostic, après avoir longtemps ressenti que quelque chose leur échappait.
Ils parlent de difficultés à s’organiser, à retenir des consignes, à gérer plusieurs demandes simultanément, à planifier leurs tâches ou à composer avec les imprévus. Certains éprouvent également des difficultés à gérer leurs émotions dans des situations exigeantes.
Pendant des années, plusieurs ont cru que ces difficultés faisaient simplement partie de leur personnalité. Pour eux, c’était leur normalité.
Or, certaines de ces manifestations peuvent être associées à des fragilités touchant d’autres fonctions cognitives, notamment les fonctions exécutives et la mémoire de travail. Cela ne signifie pas que toutes les personnes présentant un TDL ont les mêmes difficultés, mais ces dimensions méritent d’être considérées lorsque la situation le justifie.
Combien de personnes auraient pu être mieux comprises et mieux outillées si ces possibilités avaient été abordées plus tôt ?
Un diagnostic devrait ouvrir des portes, pas limiter notre regard
Je comprends parfaitement que chaque professionnel doit respecter son champ d’expertise. L’orthophonie occupe une place essentielle dans l’évaluation et l’intervention auprès des personnes vivant avec un TDL. Je ne remets aucunement en question cette expertise ni son importance.
Cependant, je crois profondément que l’accompagnement ne peut pas se limiter à l’intervention orthophonique lorsque d’autres besoins sont présents.
Les parents se fient aux professionnels qui les accompagnent. Ils s’attendent à recevoir de l’information pour comprendre le diagnostic, reconnaître les difficultés possibles et savoir vers quelles ressources se tourner.
Il ne s’agit pas de demander à chaque professionnel de devenir spécialiste de toutes les disciplines. Il s’agit de reconnaître qu’une difficulté observée dans notre champ d’expertise peut justifier une orientation vers un autre professionnel.
Un psychologue, un neuropsychologue, un ergothérapeute, un orthopédagogue, un travailleur social ou un technicien en éducation spécialisée peut contribuer, selon son champ de pratique et les besoins identifiés, à mieux accompagner la personne.
Le plan d’intervention doit tenir compte de la personne dans sa globalité, et non uniquement de ses difficultés langagières.
C’est pourquoi je souhaite que les familles soient mieux informées dès le diagnostic, qu’elles connaissent les ressources disponibles et qu’elles puissent être dirigées vers les professionnels appropriés. Les organismes communautaires ont également un rôle important à jouer pour les soutenir dans ce parcours.
Quand l’adolescence et l’âge adulte révèlent les difficultés
À l’école, plusieurs jeunes bénéficient d’un environnement structuré, d’accommodements et d’adultes qui connaissent leurs besoins. Les parents sont encore très présents pour organiser les horaires, rappeler les échéances et aider à surmonter les obstacles.
Puis vient la transition vers les études supérieures, l’emploi et la vie adulte.
Les attentes changent. Il faut planifier, s’organiser, comprendre des consignes parfois complexes, gérer plusieurs responsabilités, s’adapter aux imprévus et composer avec des environnements moins prévisibles.
Un parent m’a déjà confié que, pour son enfant, cette transition avait représenté un véritable choc. Ce témoignage rejoint ceux d’autres familles qui constatent combien la réalité peut devenir difficile lorsque le soutien diminue et que les exigences augmentent.
Et si nous avions mieux préparé ces jeunes ?
Et si, dès le diagnostic, les familles avaient pu être sensibilisées aux difficultés qui pourraient se manifester dans d’autres sphères de la vie ? Et si les jeunes avaient pu développer plus tôt des stratégies adaptées à leur fonctionnement ?
Nous ne pouvons pas prévenir toutes les difficultés. Mais nous pouvons contribuer à éviter que des besoins demeurent invisibles pendant des années.
La science évolue. Notre compréhension doit évoluer avec elle !
Il est important de rappeler que le terme trouble développemental du langage (TDL) s’inscrit dans l’évolution de la terminologie internationale, notamment à la suite des travaux du consortium CATALISE publiés à partir de 2016 et de leurs recommandations. Cette démarche a contribué à harmoniser la façon de décrire les difficultés langagières persistantes et d’identifier les personnes concernées.
Cette évolution ne relevait pas simplement d’une question de vocabulaire. Elle s’inscrivait dans une démarche visant à mieux identifier les personnes concernées, à faciliter la compréhension de leur profil et à favoriser une meilleure reconnaissance de leurs besoins.
Le mot développemental nous invite à considérer le trouble dans une perspective neurodéveloppementale. Il nous rappelle que, pour comprendre une personne, il faut aussi s’intéresser à son développement et à la complexité de son fonctionnement.
Alors, je me pose cette question : si nos connaissances et notre terminologie ont évolué au fil du temps, pourquoi hésiterions-nous aujourd’hui à approfondir notre compréhension du TDL ?
Je constate que certains remettent publiquement en question les propos d’experts qui nous invitent à regarder au-delà du langage. Bien sûr, la science doit être questionnée avec rigueur. Les hypothèses doivent être examinées et les conclusions appuyées sur les données disponibles. Mais cette rigueur doit aussi s’accompagner d’une ouverture aux nouvelles connaissances.
Comprendre pour convaincre : une quête qui se poursuit
Lorsque je rencontre des gens et que je présente mon parcours, je rappelle souvent, avec humilité, que je n’ai pas le diplôme universitaire ni le doctorat qui me conféreraient une expertise scientifique sur le TDL. Ce que j’ai, en revanche, c’est une volonté profonde de comprendre ce qu’est le TDL, une curiosité qui me pousse à apprendre, à découvrir et à poser des questions.
Comme je l’ai déjà écrit dans un précédent blogue : pour être convaincante, je dois être convaincue. Et pour être convaincue, je dois comprendre ! Je dois comprendre le TDL dans sa globalité, au-delà de ce qui est immédiatement visible.
Lorsque mon instinct, mes observations sur le terrain et ma logique me font croire qu’il y a autre chose à explorer, je ne peux pas simplement m’arrêter là. Je veux creuser, poser des questions, confronter mes réflexions aux connaissances disponibles et chercher à mieux comprendre. C’est ce qui m’a amenée, au fil des années, à soulever publiquement la question du TDL au-delà du langage, tout en sachant que cette réflexion pourrait susciter des critiques.
Aujourd’hui, les contenus et les outils partagés par Magali Zerrouki, neuropsychologue et orthophoniste, ainsi que par le Dr Dave Ellemberg, neuropsychologue, m’offrent des perspectives professionnelles qui rejoignent plusieurs des questions que je porte depuis longtemps.
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, ni avoir démontré moi-même ce que j’avance. Ce qui compte pour moi, c’est de voir ces questions abordées et mises en lumière par des professionnels qui possèdent les connaissances et les compétences nécessaires pour approfondir ces enjeux.
Ce n’est donc pas simplement Lyne Pelchat qui vous invite à regarder au-delà du langage. C’est aussi une invitation à écouter des professionnels, à découvrir les contenus qu’ils partagent et à poursuivre la réflexion à partir de leur expertise.
C’est dans cet esprit que je souhaite vous faire découvrir l’animation de Comprendre-Ensemble ainsi que le document PDF qui présente l’approche de l’iceberg du TDL et les réalités qui se trouvent au-delà du langage.
Mon appel aux professionnels, aux parents et à notre société
Aux professionnels, je lance cette invitation : sans sortir de votre champ d’expertise, osez poser une question supplémentaire. Les difficultés observées pourraient-elles justifier une évaluation complémentaire ? La famille connaît-elle les autres ressources disponibles ? Sait-elle vers qui se tourner ?
Aux parents, je souhaite rappeler que vous avez le droit de poser des questions, de comprendre le profil de votre enfant et de demander de l’aide lorsque des difficultés persistent au-delà du langage.
Aux adolescents et aux adultes vivant avec un TDL, je veux dire ceci : vos difficultés ne définissent ni votre intelligence, ni votre valeur. Si certaines situations vous demandent des efforts considérables, vous méritez d’être écoutés, compris et outillés. Vous n’avez pas à croire que tout repose sur vous.
Enfin, comme société, nous devons améliorer la circulation de l’information, dès le diagnostic et tout au long du parcours de vie. Nous devons favoriser la collaboration interdisciplinaire et reconnaître que les besoins d’une personne peuvent évoluer avec le temps et selon les contextes dans lesquels elle évolue.
Je sais que les ressources ne sont pas toujours accessibles et que les professionnels composent avec de nombreuses contraintes. Mais cette réalité ne doit pas nous empêcher de faire mieux !
Le langage est le clignotant rouge. Il attire notre attention et nous invite à agir. L’image de l’iceberg nous rappelle, quant à elle, qu’une partie importante de la réalité peut demeurer sous la surface. À nous de ne pas nous arrêter à ce qui est immédiatement visible, de poser les bonnes questions et de donner aux personnes vivant avec un TDL les moyens de mieux comprendre leur fonctionnement.
Alors, si nous savons aujourd’hui que le TDL peut avoir des répercussions qui vont au-delà du langage, pouvons-nous encore nous permettre de ne pas regarder ce qui se trouve sous la surface ?

« J’ai oublié ! » Combien de fois les parents entendent-ils cette réponse lorsqu’ils demandent à leur enfant de faire quelque chose ? Préparer son sac d’école, suivre une consigne ou terminer une tâche qui semblait pourtant simple… Ces situations peuvent devenir une source de frustration, autant pour l’enfant que pour son entourage.
Chez un enfant vivant avec un trouble développemental du langage (TDL), les défis ne se limitent pas toujours à la compréhension et à l’expression du langage. Certaines difficultés peuvent aussi concerner d’autres habiletés qui nous permettent de réfléchir, de retenir des informations, de nous organiser et de réaliser des tâches. On parle alors de fonctions cognitives, dont font partie les fonctions exécutives.
Prendre le temps d’observer un jeune dans différentes situations permet de mieux comprendre son fonctionnement. L’objectif n’est pas de chercher une explication à chaque comportement, mais de reconnaître les défis qu’il peut rencontrer et de mieux cerner ses besoins. Ces observations peuvent aider à trouver des stratégies adaptées, à la maison, à l’école ou dans ses activités quotidiennes.
Comprendre les fonctions cognitives et exécutives
Les fonctions cognitives regroupent les capacités qui nous permettent de comprendre, d’apprendre, de mémoriser et de traiter l’information. La mémoire, l’attention, le langage et le raisonnement en font notamment partie.
Les fonctions exécutives sont un groupe d’habiletés qui nous aident à passer de l’intention à l’action. Elles nous permettent, entre autres, de planifier, de nous organiser, de commencer une tâche, de résister aux distractions et de nous adapter aux changements.
Ces habiletés travaillent souvent ensemble dans les activités de tous les jours. Par exemple, préparer son sac d’école demande de se rappeler ce qu’il faut apporter, de suivre les étapes et de vérifier que rien n’a été oublié.
« J’ai oublié ! » : quand retenir une consigne devient difficile
Imaginons un parent qui demande à son enfant de préparer son sac d’école : ranger son agenda, mettre son cahier de devoirs et ajouter sa boîte à lunch. Quelques minutes plus tard, rien n’est fait. L’enfant répond qu’il a oublié.
A-t-il bien compris la consigne ? A-t-il réussi à retenir toutes les étapes ? A-t-il commencé la tâche, puis perdu le fil en cours de route ?
Ces questions nous amènent à parler de la mémoire de travail. Elle permet de garder temporairement des informations en tête et de les utiliser pour accomplir une tâche. Par exemple, retenir les différentes étapes d’une consigne pendant qu’on les exécute.
Pour certains enfants, il peut être aidant de donner une consigne à la fois, de répéter l’information ou d’utiliser un aide-mémoire visuel.
La ressource gratuite « 10 activités pour aider mon enfant à développer ses fonctions exécutives », proposée par Alloprof Parents, présente des jeux simples pour stimuler différentes habiletés, notamment la mémoire de travail.
Quand un changement de routine devient difficile
Un changement imprévu dans la routine peut aussi provoquer une réaction importante. Par exemple, l’enfant apprend que la personne qui viendra le chercher à l’école ne sera pas celle prévue habituellement. Il réagit par de l’inquiétude, des pleurs ou de l’opposition.
Tous les enfants peuvent être déstabilisés par un changement. Toutefois, lorsque ces réactions sont fréquentes, il peut être utile de se demander si l’enfant a besoin de plus de temps pour se préparer, de repères pour anticiper la suite ou d’explications supplémentaires.
La flexibilité cognitive est une habileté qui nous permet de nous adapter à une situation nouvelle, de changer de plan ou d’envisager une autre façon de faire. Un calendrier visuel ou une explication donnée à l’avance peuvent faciliter certaines transitions.
Le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) propose gratuitement des idées d’activités pour favoriser le développement des fonctions exécutives chez l’enfant, adaptées à différents groupes d’âge.
« Il sait quoi faire, mais il ne le fait pas ! »
Cette phrase revient souvent lorsqu’il est question des devoirs ou des responsabilités à la maison.
L’enfant connaît la tâche, mais tarde à commencer. Il passe d’une activité à l’autre ou abandonne avant d’avoir terminé.
Il ne s’agit pas nécessairement d’un manque de motivation ou de volonté. Certaines habiletés peuvent être plus difficiles à mobiliser. L’initiation permet de commencer une tâche, la planification aide à déterminer les étapes à suivre et l’organisation permet de structurer les actions. Le contrôle inhibiteur, quant à lui, aide à résister aux distractions et à ne pas se laisser détourner de ce que l’on est en train de faire.
Pour l’aider, on peut découper une tâche en petites étapes, déterminer avec lui par quoi commencer et utiliser une liste à cocher ou un plan de travail visuel.
Alloprof Parents propose également la ressource gratuite « Comment aider son enfant à développer des stratégies d’apprentissage ? », qui présente des pistes pour favoriser l’autonomie, gérer le temps, établir des priorités et organiser les tâches.
Ces stratégies doivent être adaptées à l’âge, au profil langagier et aux besoins de chaque enfant.
Observer pour mieux comprendre, sans tirer de conclusions trop rapidement
Tous les enfants oublient des choses, ont parfois du mal à s’organiser ou réagissent à un changement de routine. Une difficulté isolée ne signifie pas qu’il y a un problème particulier, et chaque comportement n’est pas nécessairement lié au TDL.
C’est plutôt la répétition des situations, leur intensité et leurs répercussions sur le quotidien qui méritent notre attention.
Les parents et les adultes qui accompagnent le jeune peuvent décrire les situations dans lesquelles les difficultés apparaissent, ce qui semble les faciliter ou, au contraire, les accentuer. Ces observations peuvent ensuite être partagées avec les professionnels qui accompagnent l’enfant.
Une approche concertée, selon les besoins de l’enfant
L’orthophoniste demeure une personne incontournable pour évaluer et accompagner les difficultés liées au langage. Selon le profil de l’enfant et les difficultés observées, d’autres professionnels peuvent aussi contribuer à mieux comprendre ses besoins :
- Le neuropsychologue peut évaluer certaines fonctions cognitives, comme la mémoire, l’attention et les fonctions exécutives.
- Le psychologue peut accompagner les dimensions émotionnelles, comportementales et relationnelles.
- Le psychoéducateur peut évaluer les difficultés d’adaptation et soutenir le développement de stratégies pour mieux composer avec les situations du quotidien.
- L’ergothérapeute peut proposer des adaptations pour faciliter la participation de l’enfant à ses activités quotidiennes et développer son autonomie.
- L’orthopédagogue peut soutenir les apprentissages scolaires et proposer des stratégies adaptées.
- Le technicien en éducation spécialisée (TES) peut accompagner l’enfant dans son quotidien, l’aider à mettre en pratique des stratégies et soutenir le développement de son autonomie et de ses habiletés sociales, notamment en milieu scolaire.
Il ne s’agit pas de multiplier les évaluations ou les interventions sans raison. L’essentiel est de pouvoir compter sur les bonnes expertises au bon moment et de favoriser la collaboration entre les personnes qui entourent l’enfant.
Derrière les difficultés, des besoins à mieux comprendre
Un enfant qui oublie, qui tarde à commencer une tâche ou qui réagit difficilement à un changement ne vit pas nécessairement ces situations par manque d’attention, de motivation ou de volonté. Parfois, certaines habiletés sont simplement plus difficiles à mobiliser et l’enfant a besoin de soutien pour y arriver.
Le TDL est un trouble neurodéveloppemental qui persiste tout au long de la vie. Ses manifestations et les besoins d’accompagnement peuvent évoluer avec l’âge et les exigences du quotidien.
Mieux comprendre la mémoire de travail et les fonctions exécutives nous permet d’élargir notre regard sur les défis que peut rencontrer un enfant vivant avec un TDL. Cela nous aide aussi à mieux reconnaître ses forces, à ajuster nos attentes et à découvrir des stratégies qui peuvent faciliter son quotidien.
Chaque enfant a sa façon d’apprendre, de comprendre et de s’adapter. En prenant le temps de mieux connaître son fonctionnement, nous pouvons lui offrir des outils et un accompagnement qui lui permettront de développer son potentiel, un pas à la fois.
Pour aller plus loin
Vous souhaitez approfondir le sujet et mieux comprendre le rôle des fonctions exécutives dans le quotidien des jeunes ? Nous vous invitons à écouter le Dr Dave Ellemberg, neuropsychologue, qui nous aide à mieux comprendre ces mécanismes et leur importance dans le développement et les apprentissages.

L’adolescence est une période de grands changements. Le jeune cherche à définir qui il est, à trouver sa place, à développer son autonomie et à prendre ses propres décisions. Les relations avec les amis prennent une importance grandissante, les exigences scolaires augmentent et les responsabilités se multiplient.
C’est déjà beaucoup à gérer ! Imaginez maintenant devoir traverser cette période avec un trouble développemental du langage (TDL).
Le TDL est un trouble qui persiste tout au long de la vie. Cela ne signifie toutefois pas que les habiletés langagières ne peuvent pas progresser. Avec un accompagnement orthophonique adapté et des occasions de développer ses compétences, un adolescent peut améliorer plusieurs aspects de son langage. Toutefois, à mesure qu’il grandit, les exigences deviennent plus complexes et de nouveaux défis peuvent apparaître. Comprendre des consignes plus élaborées, suivre une conversation de groupe, exprimer sa pensée ou décoder certaines situations sociales peuvent continuer à demander des efforts supplémentaires.
Quand les exigences augmentent
À l’adolescence, on demande au jeune de devenir plus autonome. Il doit gérer son horaire, planifier ses travaux, respecter des échéances, prendre des décisions et s’adapter à des situations parfois imprévisibles.
Or, certaines de ces responsabilités sollicitent les fonctions exécutives, notamment la mémoire de travail, l’inhibition et la flexibilité cognitive. Ces fonctions permettent, entre autres, de retenir des informations, de gérer ses réactions, de passer d’une tâche à une autre et de s’ajuster aux changements.
Des recherches sur les fonctions exécutives chez les enfants ayant un TDL montrent notamment des difficultés possibles sur le plan de la mémoire de travail verbale. Bien que ces résultats portent sur des enfants et ne permettent pas de généraliser à tous les adolescents, ils rappellent que les défis liés au TDL peuvent dépasser le langage lui-même.
Un adolescent peut donc sembler désorganisé, manquer d’initiative ou avoir de la difficulté à terminer une tâche, alors que la situation demande en réalité de mobiliser plusieurs habiletés à la fois.
Les relations sociales : un autre défi à ne pas sous-estimer
À cet âge, les relations avec les pairs occupent une place centrale. Les conversations deviennent plus rapides, les sous-entendus sont plus fréquents et les codes sociaux peuvent être difficiles à décoder.
Pour un adolescent ayant un TDL, suivre une discussion de groupe, comprendre une plaisanterie, saisir les intentions des autres ou trouver les mots pour exprimer ce qu’il ressent peut représenter un véritable défi.
Certaines recherches rapportent que les adolescents ayant un TDL peuvent vivre davantage de difficultés sociales et émotionnelles, notamment de l’anxiété dans certaines situations, de l’isolement ou des expériences négatives avec leurs pairs. Il ne s’agit évidemment pas d’une réalité vécue par tous, mais de possibilités qui méritent notre attention.
Derrière un jeune qui se retire, qui parle peu ou qui évite certaines situations, il peut y avoir bien plus qu’un manque d’intérêt ou de motivation. Il peut simplement chercher à éviter une situation dans laquelle il ne se sent pas à l’aise ou ne sait pas comment intervenir.
Accompagner vers l’autonomie : le rôle essentiel des parents
À mesure que leur enfant grandit, les parents doivent eux aussi faire évoluer leur rôle. Leur objectif demeure de l’aider à devenir un adulte autonome, capable de faire des choix, de prendre sa place et de défendre ses intérêts.
Mais cette autonomie ne se construit pas du jour au lendemain. Elle commence par une meilleure connaissance de soi.
Un adolescent doit pouvoir reconnaître ses forces, ses intérêts et ses talents, mais aussi comprendre les défis que le TDL peut entraîner dans son quotidien. Il doit apprendre à mettre des mots sur ses besoins, à reconnaître les situations qui lui demandent davantage d’efforts et à découvrir les stratégies qui fonctionnent pour lui.
Cette démarche est profondément personnelle. Le TDL ne se manifeste pas de la même façon chez tout le monde. Deux adolescents ayant un TDL peuvent avoir des forces, des difficultés et des besoins très différents.
Le rôle du parent est donc de l’accompagner dans cette découverte, sans présumer de ce qu’il peut ou ne peut pas faire. C’est aussi lui donner progressivement l’occasion de prendre des décisions, de faire des choix, d’essayer, de se tromper et de trouver ses propres solutions.
Un jeune qui comprend mieux son fonctionnement sera davantage en mesure d’expliquer ses besoins, de demander de l’aide lorsqu’il en a besoin et de faire connaître les adaptations qui peuvent faciliter son quotidien. Ces habiletés deviennent particulièrement importantes à l’approche de la transition vers les études postsecondaires, le travail et la vie adulte.
Garder en tête l’adulte qu’il deviendra
Il y a une réalité que nous ne devons jamais perdre de vue comme parents : notre adolescent deviendra un adulte. Et cette transition mérite toute notre attention.
Lorsque le jeune quitte le milieu scolaire et entre dans le monde adulte, il se retrouve dans une société où le TDL demeure malheureusement peu connu et peu compris. Les accommodements, la compréhension et le soutien auxquels il a pu avoir accès durant son parcours scolaire ne sont pas nécessairement présents dans les autres milieux. Au travail, dans les études postsecondaires ou dans ses relations sociales, il devra parfois expliquer lui-même ses besoins et composer avec des personnes qui ne comprennent pas toujours les défis associés au TDL.
Cette réalité peut être déstabilisante. Elle peut aussi fragiliser l’estime de soi, particulièrement lorsque le jeune se heurte à des incompréhensions, à des jugements ou à des attentes qui ne tiennent pas compte de son fonctionnement.
C’est pourquoi, comme parents, nous devons voir plus loin que les défis immédiats de l’adolescence. Préparer notre jeune à la vie adulte, c’est l’aider à développer ses habiletés dans toutes les sphères de sa vie : mieux se connaître, reconnaître ses forces et ses besoins, communiquer ses difficultés, demander du soutien, faire des choix et défendre ses intérêts.
Nous avons encore beaucoup de travail à faire collectivement pour sensibiliser la société au TDL. En attendant, nous pouvons contribuer à préparer nos jeunes à naviguer dans cette réalité, sans leur faire porter seuls la responsabilité de s’adapter à un monde qui ne les comprend pas toujours.
Et il faut rester réalistes : avec ou sans TDL, la vie adulte comporte son lot de défis. Mais mieux un jeune comprend son fonctionnement et dispose de moyens pour faire face aux situations, mieux il sera outillé pour avancer et prendre sa place.
Ne pas confondre autonomie et absence de soutien
Encourager l’autonomie ne signifie pas retirer le soutien trop rapidement. Il s’agit plutôt de trouver le juste équilibre entre accompagner et laisser faire.
Un adolescent peut être capable de réaliser une tâche, mais avoir besoin d’un accompagnement pour en comprendre les étapes. Il peut connaître ses difficultés, mais ne pas encore savoir comment les expliquer. Il peut vouloir être autonome tout en ayant besoin de repères pour y arriver.
L’important est de l’inclure dans les solutions. Plutôt que de décider systématiquement à sa place, prenons le temps de lui demander ce qui l’aide, ce qui lui pose un problème et ce qu’il aimerait essayer. Cette participation lui permet de développer sa confiance et de devenir progressivement acteur de son propre parcours.
Des outils pour accompagner les adolescents
Il existe des outils et des ressources pour soutenir les adolescents ayant un TDL, autant dans le milieu scolaire qu’auprès des organismes qui les accompagnent. Ces outils peuvent aider les jeunes à mieux comprendre leur fonctionnement, à développer leur autonomie et à se préparer progressivement à la vie adulte.
Vous souhaitez découvrir des pistes concrètes ? Lors de notre conférence du 20 octobre dernier, nous avons présenté différents programmes et outils pour mieux accompagner les adolescents ayant un TDL. Nous vous invitons à visionner l’enregistrement pour découvrir les solutions proposées et les ressources disponibles.
Grandir avec un TDL, c’est aussi apprendre à se connaître
L’adolescence comporte son lot de défis, avec ou sans TDL. Pour un jeune qui vit avec ce trouble, certaines étapes peuvent toutefois demander davantage de temps, d’énergie et d’accompagnement.
Notre regard doit aller au-delà des difficultés. Il faut reconnaître les forces, les intérêts, les aspirations et le potentiel de chaque adolescent, tout en tenant compte des défis bien réels qu’il peut rencontrer.
Accompagner un jeune vers l’âge adulte, ce n’est pas chercher à tout faire disparaître sur son chemin. C’est lui donner les moyens de mieux se connaître, de comprendre son TDL, de reconnaître ses besoins et de développer les outils qui lui permettront d’avancer avec confiance.
L’autonomie commence par la connaissance de soi. Et cette connaissance, elle se construit avec le temps, l’expérience et le soutien de son entourage.

Le trouble développemental du langage (TDL) ne disparaît pas à l’âge adulte. Même si les manifestations et les besoins évoluent au fil du temps, ses répercussions peuvent demeurer bien présentes dans la vie quotidienne, les relations sociales et le milieu de travail.
Lorsqu’on parle du TDL, on pense souvent aux difficultés de compréhension et d’expression du langage. Pourtant, la réalité peut être plus complexe. Pour certaines personnes, le traitement de l’information, la mémoire de travail, l’attention, la planification, l’organisation ou la capacité à s’adapter aux imprévus peuvent également représenter des défis.
Ces fonctions cognitives et exécutives jouent un rôle important dans de nombreuses activités quotidiennes. Elles permettent notamment de retenir des consignes, de gérer plusieurs tâches, de prendre des décisions et de s’ajuster aux changements. Les profils sont toutefois très variables : toutes les personnes ayant un TDL ne rencontrent pas les mêmes difficultés, ni avec la même intensité.
Comprendre cette diversité est essentiel pour mieux reconnaître les réalités vécues par les adultes ayant un TDL et favoriser leur pleine participation à la société.
Une revue de la littérature publiée en 2026 par Morken, Jones et Helland s’est penchée sur les caractéristiques du TDL à l’âge adulte, notamment les dimensions langagières et cognitives. Les auteurs ont recensé 53 études et soulignent la persistance du TDL à l’âge adulte, mais aussi la diversité des profils et le besoin de poursuivre les recherches.
Au travail, les compétences ne racontent pas toute l’histoire
Un adulte ayant un TDL peut posséder les compétences, l’expérience et les connaissances nécessaires pour accomplir son travail, tout en devant composer avec des exigences qui lui demandent un effort supplémentaire.
Une réunion où les informations s’enchaînent rapidement, des consignes transmises uniquement à l’oral, plusieurs tâches à réaliser simultanément ou des priorités qui changent sans préavis peuvent complexifier une journée de travail.
Les défis ne concernent pas uniquement la compréhension du langage. Ils peuvent aussi toucher la capacité à retenir plusieurs étapes d’une consigne, à organiser son travail, à établir des priorités, à estimer le temps nécessaire pour accomplir une tâche ou à passer rapidement d’une activité à une autre. Les imprévus peuvent également demander un effort important d’adaptation.
Lorsque ces réalités sont mal comprises, certains comportements peuvent être interprétés à tort. Une personne qui demande de répéter une consigne peut être perçue comme inattentive. Une personne qui prend davantage de temps pour répondre peut-être jugée moins compétente. Une difficulté à gérer plusieurs demandes simultanément peut être confondue avec un manque d’autonomie.
Cette réalité prend tout son sens à l’occasion de la Semaine de sensibilisation à l’emploi des personnes handicapées, du 16 au 22 novembre 2026. L’accès à l’emploi et le maintien en poste ne reposent pas uniquement sur les compétences d’une personne, mais aussi sur la capacité des milieux de travail à reconnaître les différences et à créer des conditions favorables à la participation de tous.
L’adaptation des pratiques peut faire une réelle différence. Pensons aux lunettes : une personne qui en a besoin pour bien voir peut accomplir ses tâches lorsqu’elle les porte. Mais si on lui demande de les retirer pour travailler, lire ou conduire, on crée un obstacle qui la place en situation de handicap. Pourquoi devrait-il en être autrement pour une personne ayant un TDL ?
Un accommodement n’est pas un privilège et ne signifie pas qu’on diminue les attentes. Il vise plutôt à réduire les obstacles qui empêchent une personne de mettre ses compétences à profit.
Quelques ajustements peuvent contribuer à rendre le milieu de travail plus accessible :
- Donner des consignes claires, à l’oral et à l’écrit, en utilisant au besoin des repères visuels.
- Diviser les tâches complexes en étapes et proposer des listes de vérification.
- Soutenir la planification en précisant les priorités, les échéances et le temps prévu pour réaliser les tâches.
- Faciliter la mémorisation à l’aide de rappels, de calendriers, de notes ou d’outils numériques.
- Prévenir autant que possible les changements et accorder du temps pour s’y adapter.
- Laisser un temps suffisant pour traiter l’information et formuler une réponse.
- Reconnaître les forces, les compétences et les contributions de la personne.
L’équité, ce n’est pas offrir exactement la même chose à tout le monde. C’est donner à chacun les moyens de participer pleinement.
Les relations et la vie quotidienne : des défis qui dépassent les mots
À l’âge adulte, les répercussions du TDL peuvent aussi se manifester dans les relations personnelles et les nombreuses responsabilités du quotidien.
Les conversations de groupe, les échanges rapides, l’humour, les sous-entendus ou les messages qui ne sont pas exprimés clairement peuvent demander un effort de compréhension supplémentaire. Certaines personnes peuvent avoir de la difficulté à saisir les intentions de leur interlocuteur ou à trouver rapidement les mots pour exprimer leur pensée.
À cela peuvent s’ajouter des exigences liées à l’organisation de la vie quotidienne : coordonner des rendez-vous, planifier des activités, gérer des démarches administratives, respecter des échéances, prévoir les déplacements ou ajuster ses plans lorsqu’un imprévu survient.
Ces situations peuvent solliciter plusieurs habiletés à la fois. Il faut comprendre l’information, la retenir, déterminer quoi faire, organiser les étapes et parfois réagir rapidement. Ce cumul peut devenir exigeant, même lorsque chaque tâche, prise individuellement, semble simple.
Une étude qualitative publiée en 2025, fondée sur des entretiens avec sept adultes ayant un TDL, met notamment en lumière les effets du manque de sensibilisation dans la société sur leur participation à la vie quotidienne, au travail, aux relations et aux loisirs. Elle rappelle que les difficultés ne découlent pas uniquement du trouble lui-même, mais aussi de l’environnement dans lequel les personnes évoluent.
Une réalité qui ne se résume pas aux difficultés
Il est essentiel de ne pas réduire les adultes ayant un TDL à leurs défis. Plusieurs possèdent des compétences, des talents, des intérêts et des aspirations qui leur permettent de contribuer pleinement à leur milieu de vie et à la société.
Plusieurs adultes ayant un TDL ont poursuivi des études secondaires, collégiales, universitaires ou professionnelles et obtenu des diplômes. Certains ont développé une carrière, occupent des postes exigeants et réalisent leurs ambitions. Leurs parcours témoignent de leurs compétences et des stratégies qu’ils ont développées.
Il faut toutefois reconnaître que ces parcours ne sont pas représentatifs de toutes les réalités. Le TDL peut entraîner des répercussions très importantes, et son intensité varie considérablement d’une personne à l’autre. Pour certaines personnes, les difficultés sont telles que l’obtention d’un diplôme d’études secondaires représente déjà un défi majeur, voire un objectif difficilement accessible. Pour d’autres, les études collégiales ou universitaires ne constituent tout simplement pas une possibilité réaliste, malgré leurs capacités, leurs intérêts et leurs aspirations.
La revue systématique de Dubois et ses collègues (2020), consacrée aux parcours de jeunes adultes ayant un TDL, souligne justement la diversité des résultats en matière d’études, d’emploi et de vie autonome. Les trajectoires sont loin d’être uniformes et les possibilités varient selon les profils et les répercussions du trouble.
Il ne faut jamais confondre réussite et absence de difficultés ! Et il ne faut surtout pas mesurer le potentiel d’une personne ayant un TDL à son niveau de scolarité ou aux diplômes qu’elle a obtenus.
Comment mieux accompagner et inclure ?
L’entourage joue un rôle important dans la qualité de vie et la participation sociale des adultes ayant un TDL. Parents, conjoints, amis, collègues, employeurs et intervenants peuvent contribuer à rendre les environnements plus compréhensifs et accessibles.
Cela commence par une attitude d’ouverture : prendre le temps d’écouter, éviter de tirer des conclusions trop rapidement et ne pas confondre une difficulté de communication ou d’organisation avec un manque d’intérêt, de motivation ou de compétence.
Il est également important de demander à la personne ce qui l’aide réellement. Les stratégies ne sont pas universelles. Certaines personnes auront besoin de consignes écrites, d’autres de temps supplémentaire pour traiter l’information, d’un soutien à la planification ou d’un environnement moins chargé en distractions.
La sensibilisation demeure tout aussi importante. Mieux connaître le TDL permet de reconnaître les obstacles, de remettre en question certaines perceptions et de créer des milieux où les personnes peuvent exprimer leurs besoins sans craindre d’être jugées.
Le TDL à l’âge adulte : une responsabilité collective
Le TDL ne s’arrête pas à la fin de la scolarité. Les besoins peuvent changer, les responsabilités augmenter et les défis prendre de nouvelles formes. Pourtant, la sensibilisation au TDL demeure insuffisante dans plusieurs milieux.
Nous avons tous un rôle à jouer afin que les adultes ayant un TDL puissent participer pleinement à la vie sociale et professionnelle, faire reconnaître leurs compétences et réaliser leurs aspirations.
D’ailleurs, pour soutenir les employeurs dans cette démarche, le Regroupement TDL Québec a conçu un fascicule qui présente des informations et des pistes concrètes pour mieux comprendre le TDL en contexte de travail, ainsi que des capsules vidéo sur sa chaîne YouTube.
Rendre visible l’invisible, c’est aussi reconnaître les réalités des adultes ayant un TDL et agir pour que leur place dans la société ne soit jamais limitée par notre méconnaissance du trouble !

Planifier, s’organiser, retenir des consignes, gérer ses émotions ou s’adapter aux imprévus… Les fonctions exécutives sont sollicitées dans une foule de situations de la vie quotidienne. Elles regroupent notamment trois grandes capacités : le contrôle de l’inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive.
Pour les personnes vivant avec un trouble développemental du langage (TDL), les défis liés aux fonctions exécutives peuvent ajouter une difficulté à des situations déjà exigeantes, que ce soit à la maison, à l’école ou au travail.
La Société canadienne de psychologie propose une fiche d’information claire et accessible qui permet de mieux comprendre ces fonctions, leur rôle et les difficultés qui peuvent survenir chez les enfants comme chez les adultes.
On y découvre des exemples concrets : oublier les étapes d’une consigne, avoir du mal à passer d’une tâche à l’autre, perdre le fil de ses idées ou éprouver de la difficulté à s’adapter à un changement de routine.
La fiche présente également des stratégies pour soutenir les fonctions exécutives : diviser les tâches en petites étapes, instaurer des routines, utiliser des listes de vérification, des calendriers et des rappels visuels, ou encore réduire les sources de distraction.
Que vous soyez parent, enseignant, intervenant ou adulte vivant avec un TDL, cette ressource vous permettra de mieux reconnaître certains défis et de découvrir des pistes concrètes pour mieux accompagner et outiller.

En novembre, nous vous proposons plusieurs occasions de vous informer, d’échanger et de mieux comprendre les réalités liées au trouble développemental du langage (TDL).
17 novembre | Estime de soi et TDL
Dans le cadre des Ateliers-Conférences Explorer le TDL, Dre Elsa Brais-Dussault, psychologue, présentera « Grandir avec confiance : soutenir l’estime de soi des jeunes vivant avec un TDL ».
18 novembre | TDL et emploi
En collaboration avec notre partenaire L’Accompagnateur, découvrez la conférence « Mon mode d’emploi : trouver un travail et le garder. Se connaître, un facteur de réussite quand on a un TDL ».
16 au 22 novembre | Semaine de sensibilisation à l’emploi des personnes handicapées
Sous le thème « Optimiser les forces de vos employés. Faciliter le TDL en emploi, c’est payant pour tous ! », nous rappellerons que des accommodements simples peuvent favoriser le plein potentiel des employés vivant avec un TDL. Suivez la campagne sur les médias sociaux du RTDLQ.
26 et 27 novembre | Congrès de l’AQEP à Québec
Nous serons à Québec au congrès de l’AQEP. Venez nous rencontrer au kiosque 115 ! Lorianne Lacerte présentera également la conférence « Le TDL en classe : comprendre les difficultés langagières pour mieux adapter son enseignement ».
D’autres activités et présences sur le terrain sont à venir. Suivez nos médias sociaux et consultez le calendrier des événements sur notre site Web pour rester à l’affût !
|
|
Visitez le site www.regroupementtdl.ca pour découvrir des informations et outils pratiques, ainsi que les ressources disponibles dans chaque région.
Au plaisir de vous partager des nouveautés le mois prochain ! Lyne Pelchat 1 800 495-4118 #100 | direction@regroupementtdl.ca |















































