

Par Lyne Pelchat, directrice générale du Regroupement TDL Québec
On parle souvent de persévérance et de détermination comme de grandes qualités.
On les valorise à l’école, dans les parcours de formation, en emploi !
Depuis que je suis en poste à la direction du Regroupement TDL Québec, je les entends constamment revenir pour décrire les personnes vivant avec un TDL. Des personnes persévérantes. Déterminées. Capables de trouver des chemins, là où d’autres n’en voient pas !
Et je suis d’accord. Ce sont de vraies forces !
Cependant, avec le temps, à force d’écouter, d’observer et de côtoyer des enfants, des adolescents et des adultes vivant avec un TDL, j’ai compris une chose essentielle : ces forces-là ne sont jamais gratuites. Elles prennent racine quelque part. Et selon la personne, elles peuvent devenir un moteur puissant… ou un poids invisible à porter.
Oui, la persévérance est une force !
Oui, la détermination est une qualité !
Et oui, elles sont souvent valorisées à l’école, dans les parcours de formation et en emploi !
Or, ce que l’on oublie trop souvent de se demander, c’est, ce qu’il a fallu pour construire ces « forces ».
Parce que persévérer, lorsqu’il faut continuellement s’adapter, expliquer, reformuler, recommencer, ce n’est pas anodin.
Ce n’est pas neutre.
Et ce n’est pas sans impact !
Parlons justement de ce qui ne se voit pas. Le TDL est un trouble invisible. Complexe. Et profondément variable. Il n’existe pas « un » TDL… Il existe des personnes vivant avec un TDL !
Des réalités différentes.
Des forces différentes.
Des défis différents !
Ce qui me frappe, encore et encore, c’est que deux personnes vivant une réalité similaire n’auront jamais le même parcours. Même noyau familial. Même accès aux services. Même soutien. Parfois même pas les mêmes outils.
Et pourtant… des trajectoires complètement différentes. Pourquoi ?
Parce que tout ne repose pas uniquement sur l’environnement. Il y a aussi ce que j’appelle, de façon très imagée et volontairement vulgarisée, l’« ADN » de la personne. Ses traits de caractère. Sa structure interne. Sa façon de se défendre, de résister, de composer avec ce qui lui est demandé, jour après jour !
Avec le temps, j’ai compris que ce qui fait souvent la différence, ce n’est pas seulement l’accompagnement reçu, toutefois aussi la manière dont chaque personne absorbe, transforme ou encaisse ce qui lui est imposé. Deux personnes peuvent évoluer dans le même cadre, avec les mêmes ressources et le même soutien, et vivre leur réalité de façon complètement différente !
Pour certaines personnes, cette adaptation constante devient un moteur.
Un « je vais vous montrer ».
Un « je vais trouver le moyen ».
Une force intérieure qui pousse à avancer, coûte que coûte !
Pour d’autres, ou parfois pour les mêmes personnes à différents moments de leur vie, cette même exigence peut devenir lourde. Devoir sans cesse être fort, persévérer, s’ajuster laisse peu de place à l’essoufflement, au doute, à la vulnérabilité…
Et bien souvent, les deux coexistent.
La force et l’usure…
La détermination et l’essoufflement…
Je le dis souvent lors de premières rencontres, avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec beaucoup de clarté. Je n’ai pas le bon doctorat. Je n’ai pas le bon bac pour me proclamer experte du TDL ! Mon rôle, depuis que je suis en poste, est ailleurs. Il est dans l’écoute, dans l’observation. Dans cette volonté constante de comprendre ce qui se joue derrière les parcours, derrière les mots… et parfois derrière les silences !
Ce que j’observe, ce sont des enfants, des adolescents et des adultes qui composent, au fil du temps, avec une réalité exigeante. Certains développent une force intérieure impressionnante. Une capacité à encaisser, à s’adapter, à se dépasser ! D’autres, parfois les mêmes, portent aussi une fatigue que l’on ne remarque pas toujours…
Il y a une réflexion qui m’a profondément marquée. Une intervenante en petite enfance m’a un jour dit, presque comme une évidence, « l’estime de soi, ça commence dès la petite enfance ! ». Cette phrase-là m’a arrêtée. Elle m’a fait réfléchir. Parce que c’est souvent là que tout se joue. Bien avant les parcours scolaires. Bien avant les exigences de performance. Bien avant que l’on mette des mots sur les défis !
Quand, très tôt, un enfant comprend qu’il devra faire autrement pour arriver au même endroit, il développe des stratégies. Pour certains, ces stratégies deviennent un moteur. Une façon de se prouver, et de prouver aux autres, que les limites qu’on leur a attribuées ne les définissent pas !
Pour d’autres, ou à d’autres moments de la vie, cette même exigence peut devenir lourde. Car devoir constamment être fort, persévérer, s’adapter laisse peu de place au « repos du guerrier ».
C’est ici que la santé mentale entre en jeu. Pas comme une fatalité. Pas comme une conséquence automatique. Toutefois, comme une réalité possible, surtout lorsque l’effort s’inscrit dans la durée !
Vivre longtemps dans l’effort, l’adaptation et l’incompréhension peut fragiliser. Et en même temps, chez certaines personnes, cela peut aussi devenir un puissant moteur. Les deux réalités coexistent !
D’ailleurs, des données de l’Institut national de santé publique du Québec rappellent que les jeunes confrontés à des défis persistants d’adaptation sont plus à risque de détresse psychologique, notamment lorsque ces défis s’inscrivent dans le temps, ce qui rejoint ce que j’observe sur le terrain et nous invite à porter un regard plus attentif sur ce que vivent réellement les personnes derrière les parcours que l’on qualifie de persévérants.
Ce que j’observe, c’est que trop souvent, on applaudit la persévérance sans regarder ce qu’elle exige. On valorise la détermination sans se demander ce qu’elle coûte. On parle de forces sans s’arrêter à leur origine !
Il y a aussi un élément qui revient fréquemment lorsque je discute avec des adolescents et des adultes vivant avec un TDL. Un élément essentiel à nommer : Les parents !
Bien souvent, ce qui ressort, c’est qu’il y a eu, quelque part sur le parcours, un parent qui a cru. Qui a tenu bon. Qui s’est battu. Qui est resté présent, même quand c’était difficile, même quand les résultats tardaient à venir. Et plus les personnes avancent en âge, plus elles sont capables de mesurer l’immense différence que leurs parents ont faite dans leur vie !
Je pense à un témoignage qui m’a profondément marquée lors d’un colloque. Un jeune homme, près de la trentaine, a pris la parole devant toute l’audience pour remercier sa mère. Il l’appelait sa « coach ». Ce mot-là, choisi avec autant de simplicité que de reconnaissance, disait tout. Derrière son parcours, ses réussites et sa détermination, il y avait eu cette présence constante. Cette personne qui n’a jamais cessé d’y croire !
Le message que je souhaite envoyer aux parents est simple, mais essentiel : ne sous-estimez jamais l’immense différence que vous faites dans la vie de votre enfant. Cette différence ne s’arrête pas à l’enfance ou à l’adolescence. Elle se prolonge bien au-delà, tout au long de la vie !
Et ce message s’adresse aussi aux intervenants, aux enseignants, aux professionnels, aux entraîneurs, aux orthophonistes, à toutes ces personnes qui croisent, parfois brièvement, le chemin d’une personne vivant avec un TDL. On ne sait jamais l’impact que nos mots ou nos actions auront.
Un mot peut propulser.
Un regard peut encourager.
Un geste peut ouvrir un chemin.
Toutefois, l’inverse est tout aussi vrai.
Les mots peuvent aussi écraser.
Les attentes peuvent fragiliser !
Alors non, il ne s’agit pas de dire que la persévérance est un problème…
Il s’agit de reconnaître que, selon l’« ADN » de la personne, ses traits de caractère et sa structure interne, cette persévérance peut être vécue comme une force, comme une armure… ou parfois comme les deux à la fois !
Je crois profondément que ce regard-là, plus nuancé, plus conscient, peut changer des choses. Pas en ajoutant une pression de plus. Pas en demandant aux personnes ayant un TDL d’en faire encore davantage. Toutefois, en nous invitant collectivement à regarder autrement ce que nous appelons des « forces ».
Parce que derrière la persévérance et la détermination, il y a des histoires. Des parcours uniques. Des traits de caractère. Un « ADN » propre à chaque personne. Et surtout, des efforts répétés, souvent invisibles, qui méritent d’être reconnus autrement que par des applaudissements de surface !
Comme société, comme parents, comme intervenants, comme décideurs, nous avons une responsabilité. Celle de ne pas uniquement valoriser la capacité à tenir bon, toutefois aussi de créer des environnements où il est possible de souffler. Où demander de l’aide n’est pas perçu comme un échec. Où la vulnérabilité a sa place, au même titre que la force !
Je continue de croire que la persévérance peut être une richesse immense. Je continue d’admirer cette détermination que je vois, jour après jour, chez tant de personnes vivant avec un TDL ! Toutefois, je crois tout autant qu’il est temps de reconnaître ce que cette persévérance exige, ce qu’elle coûte parfois, et ce dont elle a besoin pour rester saine et porteuse.
Pour aller plus loin, je vous invite à écouter le témoignage de Francis Lemay, travailleur social vivant avec un TDL. À travers son parcours, il met des mots justes sur ce que signifie vivre avec un trouble invisible, composer avec l’effort constant et développer ses propres stratégies pour avancer. Un témoignage vrai, nuancé et profondément humain !
Parce qu’au-delà des parcours, des diagnostics et des mots, il y a des personnes.
Et elles méritent d’être vues dans toute leur complexité !
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La persévérance ne s’arrête pas à la fin du secondaire. Pour plusieurs jeunes présentant un trouble développemental du langage (TDL), l’accès au collégial représente une étape charnière, porteuse d’espoir, de fierté, mais aussi de questionnements. Poursuivre ses études après le secondaire est un objectif bien réel pour de nombreuses personnes vivant avec un TDL, même si ce parcours demande souvent davantage de préparation, de soutien et d’adaptation !
Contrairement à certaines perceptions encore présentes, l’accès aux études collégiales est possible ! De nombreux étudiants et étudiantes fréquentent les CÉGEPS partout au Québec, poursuivent leur formation et développent des projets professionnels à leur image. À noter que la date limite pour déposer une demande d’admission au CÉGEP est le 1er mars, une étape clé à considérer pour les personnes qui envisagent cette transition.
Une transition qui demande préparation et accompagnement
Le passage du secondaire au collégial implique des changements importants. Les attentes augmentent, le rythme s’accélère, l’autonomie est davantage sollicitée et les exigences langagières prennent souvent plus de place. Comprendre des consignes complexes, gérer une charge de lecture importante, suivre des exposés magistraux et organiser son temps représentent autant de défis supplémentaires pour une personne présentant un TDL.
Des études portant sur les étudiants présentant des difficultés langagières au postsecondaire démontrent que ces défis sont bien documentés et qu’ils peuvent avoir un impact réel sur la réussite lorsque les mesures de soutien ne sont pas adéquatement mises en place.
Cette réalité confirme l’importance de préparer l’accès au collégial en amont, de s’informer et de mieux comprendre les ressources disponibles.
Des services d’adaptation disponibles dans tous les CÉGEPS
Il est essentiel de rappeler que tous les CÉGEPS du Québec offrent des services d’adaptation, souvent appelés services adaptés, destinés aux étudiants en situation de handicap, incluant les personnes ayant un trouble développemental du langage.
Ces services visent à soutenir la réussite scolaire en tenant compte des besoins particuliers de chaque étudiant. Les accommodements ne sont pas des privilèges, mais bien des mesures permettant d’offrir des conditions d’apprentissage équitables !
Des recherches démontrent d’ailleurs que les profils des étudiants vivant avec un TDL sont distincts et que des accommodements bien ciblés permettent de mieux démontrer leurs compétences réelles.
Parmi les accommodements possibles, on retrouve notamment :
- du temps supplémentaire lors des examens
- un local calme pour les évaluations
- l’accès à du soutien visuel ou à des notes de cours
- l’utilisation d’outils technologiques d’aide à la lecture et à l’écriture
- l’adaptation de certaines modalités d’évaluation
- un accompagnement dans l’organisation du travail scolaire
L’objectif demeure clair : permettre à l’étudiant de démontrer ses apprentissages dans des conditions qui tiennent compte de sa réalité, sans diminuer les exigences du programme.
Oser demander, c’est aussi persévérer
Au collégial, la responsabilité de se déclarer comme étudiant ayant des besoins particuliers revient à l’étudiant lui-même. Cette démarche peut être intimidante, surtout après un parcours où les services étaient souvent initiés par l’école ou les parents.
Pourtant, se prévaloir des services adaptés est un geste de persévérance en soi. C’est reconnaître ses besoins, s’outiller et poser des actions concrètes pour soutenir sa réussite.
Des travaux de recherche menés au Québec soulignent l’importance des accommodements et des pratiques inclusives au moment de la transition entre le secondaire et le collégial.
Des parcours inspirants et porteurs d’espoir
Il existe de nombreuses histoires positives de jeunes adultes vivant avec un trouble développemental du langage qui poursuivent ou ont complété des études collégiales. Ces parcours ne sont pas toujours linéaires. Certains prennent plus de temps, empruntent des chemins différents ou ajustent leurs objectifs.
Ces trajectoires démontrent que la réussite ne se mesure pas à la rapidité, mais à la capacité de s’adapter et de continuer.
Des études portant sur les trajectoires de jeunes adultes ayant avec un TDL confirment que les parcours postsecondaires sont possibles, bien que souvent différents et ajustés au rythme de chacun.
Mieux s’informer pour mieux avancer
S’informer joue un rôle clé lorsqu’il est question d’accès et de réussite au collégial. Comprendre les ressources disponibles, les accommodements offerts et les démarches à entreprendre permet aux personnes présentant un trouble développemental du langage de faire des choix éclairés et adaptés à leur réalité.
Il est également important de souligner que, selon la réalité, les intérêts et les objectifs de chacun, le parcours d’apprentissage ne s’arrête pas toujours au collégial. Pour certaines personnes, poursuivre des études à l’université peut aussi faire partie du projet. À ce niveau également, des services d’adaptation et de soutien sont offerts, avec des modalités qui tiennent compte des besoins spécifiques des étudiants.
Une capsule vidéo, dans laquelle un représentant du milieu universitaire prend la parole, permet de mieux comprendre cette continuité possible du parcours. Elle rappelle que tout est possible et que des mesures existent pour soutenir les étudiants à chaque étape.
Pour mieux comprendre les services de soutien au collégial, les accommodements offerts et la marche à suivre pour obtenir un accompagnement, nous vous invitons à vous référer au site du gouvernement provincial du Québec. Le secret de la persévérance… ne pas hésiter à demander de l’aide !
Explorez les options

Apprendre ne se résume pas à acquérir des connaissances. Pour plusieurs enfants et adolescents qui vivent des défis d’apprentissage, le chemin vers la réussite passe d’abord par le sentiment de sécurité, la confiance et la relation. Lorsque l’anxiété prend trop de place, que la pression de performance s’installe ou que l’estime de soi est fragilisée, les apprentissages deviennent plus difficiles, peu importe les efforts déployés !
C’est dans ce contexte que certaines approches se démarquent par leur capacité à rejoindre l’enfant autrement. La zoothérapie en est un exemple puissant. Bien plus qu’une présence réconfortante, elle devient un véritable levier d’intervention lorsqu’elle est intégrée de façon structurée et réfléchie à un accompagnement d’apprentissage.
La zoothérapie : un levier puissant pour soutenir l’engagement et la régulation
La zoothérapie repose sur un principe simple, mais profondément humain : la relation avec l’animal peut favoriser l’apaisement, l’engagement et la motivation. En contexte d’apprentissage, cette relation permet souvent de diminuer le stress, de réduire la pression de performance et d’installer un climat sécurisant.
Pour plusieurs jeunes, la présence de l’animal facilite :
- la gestion des émotions
- la diminution de l’anxiété
- l’augmentation de l’attention et de la concentration
- une plus grande disponibilité à l’apprentissage
L’animal agit comme médiateur. Il ne juge pas, ne corrige pas et n’impose aucune attente. Cette neutralité bienveillante permet à l’enfant de se déposer, d’oser et de s’engager à son rythme. Dans un tel climat, l’apprentissage devient plus accessible et surtout plus signifiant.
Des travaux de recherche portant sur les interventions assistées par l’animal en contexte éducatif démontrent que la zoothérapie peut contribuer à améliorer l’engagement, la motivation et le climat émotionnel en situation d’apprentissage, des éléments clés pour soutenir la disponibilité cognitive des jeunes.
L’animal comme médiateur : créer un climat sécurisant pour apprendre
Lorsqu’un enfant vit des difficultés scolaires, il peut rapidement associer l’apprentissage à l’échec ou à la frustration. La zoothérapie vient briser ce cercle en introduisant un élément relationnel positif et constant.
L’animal devient un point d’ancrage. Il favorise la persévérance, soutient la motivation et aide l’enfant à développer une relation plus positive avec les tâches proposées. Lire, écrire, résoudre un problème ou expliquer une idée prend alors une autre dimension. L’activité n’est plus uniquement scolaire : elle devient relationnelle, vivante et engageante.
Cette approche permet aussi de travailler des habiletés essentielles telles que la patience, la constance, l’autorégulation et la confiance. Autant d’éléments qui ont un impact direct sur la capacité d’apprendre et de persévérer.
Le rôle clé de l’orthopédagogue : comprendre, adapter et soutenir
Si la zoothérapie crée le climat, l’orthopédagogie structure le chemin ! L’orthopédagogue joue un rôle central dans l’accompagnement des jeunes qui vivent des défis d’apprentissage. Son expertise permet de comprendre les forces, les besoins et le profil d’apprentissage de chaque enfant afin de proposer des interventions adaptées.
Concrètement, l’orthopédagogue :
- observe les stratégies utilisées par l’enfant
- identifie les obstacles à l’apprentissage
- adapte les méthodes et les outils
- soutient le développement de stratégies efficaces
- accompagne l’enfant dans la compréhension de ses propres façons d’apprendre
Cette approche personnalisée permet à l’enfant de reprendre du pouvoir sur ses apprentissages. Plutôt que de subir ses difficultés, il apprend à mieux se connaître, à utiliser des stratégies qui lui conviennent et à développer un sentiment de compétence !
Des recherches menées au Québec démontrent que des interventions orthopédagogiques structurées, explicites et adaptées au profil de l’élève contribuent à améliorer les apprentissages et à soutenir des trajectoires scolaires plus positives, particulièrement lorsque des défis d’apprentissage sont présents.
Quand les expertises se rencontrent : une approche intégrée qui fait une différence
C’est lorsque la zoothérapie et l’orthopédagogie se rencontrent que l’approche prend tout son sens. L’une soutient l’émotionnel et la motivation, l’autre structure l’apprentissage et les stratégies. Ensemble, elles permettent une intervention globale, cohérente et profondément humaine.
Dans une telle approche intégrée :
- l’enfant se sent accueilli tel qu’il est
- les interventions respectent son rythme
- les apprentissages sont contextualisés
- la motivation est soutenue dans la durée
Cette complémentarité favorise des progrès durables, tant sur le plan scolaire que personnel. Elle contribue également à renforcer l’estime de soi, un facteur déterminant dans la réussite.
La Magie des Mels : une clinique d’apprentissages ancrée dans l’humain
Cette vision guide l’approche de La Magie des Mels – Clinique d’apprentissages. En misant sur la zoothérapie et l’expertise des orthopédagogues, la clinique propose un accompagnement qui tient compte de la personne dans sa globalité.
Chaque intervention est pensée pour créer un environnement sécurisant, stimulant et respectueux. L’objectif n’est pas seulement d’améliorer les performances scolaires, mais aussi de soutenir le bien-être, la confiance et le plaisir d’apprendre !
Un nouveau partenariat porteur pour la communauté TDL
Dans cette logique, le Regroupement TDL Québec est heureux de compter La Magie des Mels parmi ses partenaires. Ce partenariat vise à favoriser l’accès à des approches innovantes et adaptées aux réalités des familles.
Dans le cadre de ce partenariat, un rabais de 15 % est offert aux membres des organismes affiliés et du Regroupement TDL Québec sur les services de La Magie des Mels, afin de soutenir concrètement les familles dans leur démarche.
Apprendre autrement, c’est possible !
Apprendre, ce n’est pas seulement acquérir des connaissances. C’est se sentir en confiance, oser essayer, persévérer malgré les obstacles et découvrir que l’on est capable ! Lorsque l’on combine une approche qui soutient l’émotionnel et l’engagement, comme la zoothérapie, avec une expertise structurante comme l’orthopédagogie, on crée des conditions qui transforment réellement l’expérience d’apprentissage.
C’est précisément cette vision qui guide l’approche de La Magie des Mels – Clinique d’apprentissages. En misant sur des interventions humaines, adaptées et centrées sur les forces, les intérêts et le rythme de chaque jeune, la clinique propose un accompagnement qui fait une différence concrète, autant sur le plan scolaire que personnel.
Pour découvrir leur approche, leurs services et voir comment elles peuvent soutenir votre réalité, nous vous invitons à visiter leur site Web et à explorer les options offertes.
Découvrez La Magie des Mels

Chaque édition des Olympiques d’hiver nous expose à des images marquantes. Des athlètes chutent, recommencent, ajustent leurs gestes, acceptent l’échec temporaire pour progresser. Derrière chaque performance, il y a des années d’efforts constants, souvent invisibles, faits de discipline, de patience et de persévérance !
Mais la persévérance ne se limite pas aux podiums. Elle se vit aussi dans le quotidien de nombreuses personnes, à tous les âges. Pour les enfants, les adolescents et les adultes vivant avec un trouble développemental du langage, persévérer fait souvent partie de la réalité de tous les jours.
Lorsque comprendre, s’exprimer, suivre une conversation ou se faire comprendre demande plus d’efforts, la persévérance ne concerne pas seulement le langage. Elle touche la confiance en soi, l’endurance mentale et la capacité de continuer malgré les défis. C’est dans ce contexte que les activités sportives, physiques et extérieures peuvent devenir de puissants leviers.
La persévérance se construit aussi par le mouvement
On associe souvent la persévérance à la réussite scolaire ou professionnelle. Pourtant, il s’agit avant tout d’une compétence de vie ! Persévérer, c’est :
- rester engagé dans une activité
- tolérer l’inconfort
- recommencer après un échec
- constater que l’effort répété mène à des progrès
Les activités sportives et physiques permettent de vivre ces apprentissages de façon concrète.
Elles offrent :
- des réussites visibles
- un sentiment de progression
- des repères clairs
- un cadre structurant, souvent plus souple que d’autres contextes
Les recherches montrent que l’activité physique est associée à plusieurs bénéfices importants chez les enfants, les adolescents et les adultes, notamment :
- une diminution de l’anxiété et des symptômes dépressifs (Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, revue parapluie et méta analyse)
- une amélioration de l’estime de soi et du sentiment de compétence (Cochrane Review et PLOS ONE)
- un meilleur bien être psychologique global (Organisation mondiale de la santé)
Quand le langage n’est pas au centre de la réussite
Pour une personne vivant avec un trouble développemental du langage, plusieurs situations du quotidien reposent fortement sur le langage :
- expliquer son raisonnement
- répondre rapidement
- comprendre des consignes complexes
- interagir dans des groupes bruyants
- défendre son point de vue
À long terme, ces exigences peuvent fragiliser la confiance et accentuer le sentiment d’être toujours en décalage.
Les activités sportives, physiques et extérieures offrent souvent un espace différent, où :
- l’action prime sur les mots
- l’apprentissage passe par l’observation et la répétition
- la réussite est ressentie physiquement
- le progrès est tangible
Certaines recherches indiquent aussi que des personnes vivant avec un trouble développemental du langage peuvent présenter des défis associés à la motricité ou à la coordination. Cela renforce l’importance :
- d’activités accessibles
- d’environnements bienveillants
- d’un encadrement qui valorise la participation, pas seulement la performance (Research in Developmental Disabilities)
Des besoins semblables, à des moments différents de la vie
À tous les âges, les besoins fondamentaux demeurent les mêmes :
- se sentir compétent
- vivre des réussites
- appartenir à un groupe ou à une activité
- progresser à son rythme
- être reconnu pour ses efforts
Ce sont les contextes et les attentes qui évoluent au fil du temps.
Chez l’enfant, le mouvement est souvent spontané et ludique. Les activités physiques permettent d’apprendre par l’expérience, d’essayer, de recommencer et de développer la confiance sans pression excessive. Le plaisir et la répétition jouent un rôle central dans l’apprentissage de la persévérance.
Chez l’adolescent, les enjeux deviennent plus complexes. L’activité physique peut soutenir la construction de l’identité, offrir un espace de valorisation personnelle et aider à composer avec le stress et la pression. La persévérance s’exprime alors dans la constance, l’engagement et le sentiment de progression.
Chez l’adulte, le trouble développemental du langage ne disparaît pas. Les défis se transforment, notamment dans les sphères du travail, des relations et de la vie sociale. Les activités sportives, physiques et extérieures peuvent alors :
- soutenir l’estime de soi
- offrir un espace de réussite hors du contexte professionnel
- réduire le stress et l’anxiété
- favoriser la persévérance personnelle
- permettre de socialiser autrement que par le langage
- contribuer à briser l’isolement social
À l’âge adulte, la dimension sociale devient souvent centrale. Partager une activité crée des liens sans que la communication verbale soit constamment au premier plan.
L’inclusion, une condition essentielle
Toutes les activités ne conviennent pas à tout le monde. Certaines personnes peuvent éviter le sport ou les activités physiques en raison :
- d’une communication trop rapide
- d’environnements bruyants
- de règles complexes expliquées principalement à l’oral
- d’expériences passées négatives
Créer des environnements inclusifs signifie :
- expliquer clairement et calmement
- démontrer les gestes, lorsque possible
- valider la compréhension des consignes, sans mettre la personne sur la sellette
- donner du temps pour intégrer l’information
- valoriser les efforts plutôt que la performance
- offrir des choix et de la flexibilité
- maintenir le plaisir au centre de l’expérience
La persévérance, comme chez les athlètes olympiques, repose rarement sur l’individu seul. Elle s’appuie sur l’entourage, l’encadrement et la reconnaissance.
En ce mois inspiré par les Olympiques d’hiver, prenons un moment pour réfléchir à la place que nous accordons au mouvement dans la vie des enfants, des adolescents et des adultes vivant avec un trouble développemental du langage.
Bouger, ce n’est pas seulement une question de performance ou de sport organisé. C’est une façon concrète de soutenir la persévérance, l’estime de soi, la santé mentale et le sentiment d’appartenance, à tout âge. Encore faut-il savoir par où commencer, à son rythme, selon ses intérêts et ses capacités.
Pour celles et ceux qui souhaitent passer à l’action ou simplement s’inspirer, il existe des ressources accessibles qui proposent des idées concrètes pour intégrer le mouvement au quotidien, sans pression et dans une approche inclusive.
L’organisme ParticipACTION est une référence reconnue qui rassemble des outils, des idées et des pistes pour bouger davantage, que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, seul ou en famille. Son approche met l’accent sur le plaisir, la participation et la constance, plutôt que sur la performance.
Explorer cette ressource peut être un premier pas simple et motivant pour intégrer plus de mouvement dans son quotidien, à sa façon !
Consultez ParticipACTION
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Du 15 au 21 février 2026 se tiendront les Journées de la persévérance scolaire. Une semaine pour rappeler que persévérer, ce n’est pas seulement réussir un examen. C’est continuer malgré les défis, jour après jour !
Persévérer, tout au long du parcours
Pour une personne présentant un trouble développemental du langage, la persévérance scolaire fait partie du quotidien. Le TDL ne se guérit pas. Même bien outillée, la personne rencontre de nouveaux défis à chaque transition : primaire, secondaire, formation professionnelle, collégial et, pour certains, université.
Et oui, le TDL n’empêche pas la réussite scolaire ni les rêves d’études. Partout au Québec, des élèves et des adultes poursuivent leur parcours, parfois avec plus de temps, mais avec la même détermination. Obtenir un diplôme, selon sa propre vision, est possible !
Comprendre, s’exprimer, s’adapter et maintenir la motivation demandent une énergie soutenue, souvent invisible, mais bien réelle.
Une responsabilité collective
La persévérance scolaire ne repose jamais uniquement sur l’élève. Elle se construit dans les milieux, dans les attitudes, dans la compréhension et dans le soutien offert. Parents, enseignants, intervenants et partenaires ont tous un rôle à jouer pour créer des conditions favorables à l’apprentissage et à l’engagement.
Joignez-vous au mouvement
Nous vous invitons à suivre nos médias sociaux. Nous y partagerons du contenu pour informer, outiller et sensibiliser. S’y intéresser, c’est poser un geste concret pour soutenir la persévérance des élèves de tout âge !
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Au plaisir de vous partager des nouveautés le mois prochain ! Lyne Pelchat 1 800 495-4118 #100 | direction@regroupementtdl.ca |





































